On vous en parlé, on vous l’a teaser, on l’a préparé , le voici le petit dernier arrivé chez American Motors Travel (et ce n’est pas le dernier !) le TEXAS TOURS ! Un road trip entre cowboys, musique et plage pour un dépaysement maximal !

L’image du Texas, c’est les grands espaces et les cowboys, (bon en même temps avec une superficie de 695 662 km², le Texas est plus grand que l’Allemagne, l’Angleterre, l’Ecosse, l’Irlande, la Belgique et les Pays-Bas réunis !) mais pas que …. A nous de vous faire découvrir tout ce que cet état regorge d’étonnant et de joyaux.

 Le Texas, ce sont des villes dynamiques comme Dallas, Austin, Houston ou San Antonio, qui sont aujourd’hui des moteurs pour les états unis tout entier en accueillant de grandes entreprises (Dell, Tesla…) ou la centre de supervision de la NASA par exemple. Pourtant celles-ci possèdent une vraie âme, de San Antonio l’une des plus vielle ville des Usa à Dallas et son esprit cowboy en passant par Austin et sa culture musicale (elle est même la « capitale mondiale de la musique Live »), chacune a son identité propre qui sera vous ravir et vous emmener chaque fois plus loin et plus profondément dans la culture Texane.

A côté de ces grands ensembles on trouve des villes plus petites, encore plus authentique où vous retrouverez le charme d’antan tout en en apprenant plus sur le passé de cet état fondateur dans l’histoire américaine. On peut par exemple citer Fredericksburg et son passé allemand, Nacogdoches et Jefferson qui ont gardé ce charme du passé, une ambiance du Texas du début du siècle. Ou encore Forth Worth et Bandera foncièrement marquées de la culture cowboy, cultivant leur emplacement sur le Chisholm Trail, cette piste du Rio Grande au centre Kansas fut empruntée par de nombreux cowboys pour convoyer du bétail, marquant durablement les villes prospérant le long de celle-ci. Ou bien laissant des « Ghost towns » pour celles qui n’ont plus résister à la modernisation et au chemin de fer qui remplaça ces longs convois d’hommes et de bêtes.

Et c’est sans compter sur les villes balnéaires qui jalonnent la côte et qui ont su se développer alternant entre port commerciaux et villes dédié à l’Entertainment. Tels que Galveston ou Corpus Christi.

L’histoire reste très omniprésente au Texas, des amérindiens Caddo à la conquête spatiale, en passant par la découverte des gisements de pétrole, vous ne manquerez pas de sites à découvrir et explorer pour revenir sur le passé de cet état majeur.

Quand on pense au Texas, on a plutôt en tête les grandes étendues désertiques de la panhandle que traverse le fameuse Route 66 au nord de l’état. Pourtant l’état regorge de parc nationaux, d’étendues verte et même de bayous, vous rappelant que la Louisiane n’est pas loin. Vous offrant la possibilité de côtoyer tortues de mer, tatous et autres crocodiles durant votre séjour.

De bayous en vignobles, de désert en bord de mer, la nature change et vous dépaysera à chaque virage : dépaysement garanti !

Une richesse qui vous permettra au cours de votre road trip de multiplier les expériences : prenez-vous pour un cowboy le temps d’un après-midi en chevauchant un cheval et nourrissant les bêtes des ranchs. Jouissez des nombreux concerts à Austin, touchez une roche lunaire à Houston, partez sur les traces des derniers moments du fameux Davy Crockett à Fort Alamo ou encore faire une promenade en bateau dans les bayous de l’est du Texas. De quoi agrémenter votre séjour et vous laisser des souvenirs plein la tête !

Et pour ne pas vous laisser en reste vous pourrez régaler vos papilles et vos oreilles tout au long de votre trajet : vous voilà au cœur de la Tex-Mex food ! Fusion de la nourriture américaine et mexicaine que l’on ne peut qu’apprécier ! Mais il n’y a bien sûr pas que cela à déguster : les fameux gombos et autre spécialité du sud sur la partie Est, et bien sûr les barbecues, dans un état dédié à l’élevage. Presque une religion au Texas ! Pour les oreilles, rendez-vous dans les Honky Tonk (sorte de pub dédié à la country), dans les bars d’Austin pour profiter de la musique live mais aussi aux racines du Blues à Houston.

Vous n’avez plus aucune raison d’attendre pour découvrir notre nouvelle pépite => https://www.american-motors-travel.com/voyage-a-moto/etats-unis/texas-tours-119

Situé au sud des États-Unis, le Texas est l’État le plus vaste après l’Alaska, et contrairement aux idées reçues, le Texas n’est pas composé que d’étendues désertiques sans âme qui vive. On y trouve en fait 10 régions climatiques et 11 différents systèmes écologiques. C’est aussi le plus grand producteur de pétrole du pays et le plus gros éleveur de bétails et de moutons. Les minéraux, le coton et la laine font aussi parti de ses richesses. Loin de l’image du cow-boy parcourant des espaces désertiques parcourir le Texas, c’est découvrir un État chargé d’histoire et beaucoup plus intéressant que les clichés.

Pour comprendre le Texas, il faut revenir un peu sur son histoire si riche. Découvert par les espagnols, un temps en partie français, puis colonisé et évangélisé par la couronne espagnole. Le Texas est resté longtemps une terre mise à part, peu recherché, et l’état mettra plus de 100 ans à être colonisé, se heurtant à la résistance des Apaches, des Comanches, des Tonkawa et des Hasinai. En 1821, les États-Unis reconnaîtront l’indépendance du Mexique pour déstabiliser la couronne d’Espagne, et le Texas sera intégré au territoire mexicain. Pour développer le territoire, le Mexique autorise l’installation de 300 colons anglophones (appelés les « 300 vieux ») parmi lesquels Moses Austin et son fils Stephen, qui donneront plus tard leur nom à la capitale de l’État. Le Texas jouissait d’un statut à part dans l’administration mexicaine, mais une quinzaine d’année plus tard, l’acculturation est de plus en plus flagrante et après rébellion et rixes diverses, l’indépendance du Texas sera proclamée le 02 mars 1835. Le Mexique refuse cette indépendance et le 06 mars attaquera le fameux fort Alamo situé à San Antonio de Bexar. Une ancienne mission mexicaine transformé en base militaire et encore visitable aujourd’hui. Le site fut le théâtre de la plus grande bataille de la révolution texane. Pas un résident ne sortira vivant de ce carnage de 13 jours, où périrent les légendaires Davy Crockett, James Bowie, William Travis. En réponse, le Général Sam Houston (considéré comme le Père du Texas et qui donna son nom à l’une des plus grandes villes du Texas) mènera les soldats de la Révolution au cri de « Souvenez-vous d’Alamo ! ». Cela mènera à la signature des traités de Velasco marquant la fin de la guerre et l’indépendance de réelle du Texas.

Le Texas perdra son unité lors de la guerre de Sécession, l’état foncièrement esclavagiste dans ses champs de coton, ne souhaite bien sûr plus faire parti de l’Union. Et même après la fin de la guerre, les conflits resteront fréquents. Les années suivantes verront le développement fort du Texas, grand exportateur de coton vers le vieux continent, et la découverte au début des années 1900 de ses premiers gisements de pétrole. Le Texas se relèvera de la grande dépression avec le développement des industries de hautes technologies et du secteur tertiaire. La conquête spatiale sera également un des moteurs de l’état avec l’installation du centre Johnson Space Center à Houston et qui est dédié aux missions spatiales habitées. Politiquement, le Texas reste républicain (depuis 1985, tous les gouverneurs texans sont républicains) et particulièrement conservateur. Les positions anti-avortement, anti-écologie, pro-armes ou pro-peine de mort n’ont pas évolué.

L’État est également connu pour avoir eu plusieurs représentant à la présidence des États-Unis, Dwight D. Eisenhower, Lyndon B. Johnson, mais aussi la famille Bush. Et est surtout connu pour avoir été le lieu de l’assassinat de J.F. Kennedy, le 22 Novembre 1963 à Dallas.

Une fois que l’on a bien compris cela, on peut visiter le Texas en comprenant ses influences, son histoire et sa formation. Au total, l’état possède environ 11.500 sites et monuments historiques, plus de 700 musées d’histoire locale, 40.000 sites archéologiques, 46 National Historic Landmarks et 2000 lieux inscrits sur le National Register of Historic Places ! Donc, il y a de quoi faire !

De la culture hispanique à la culture germanique (qui ont marqué l’immigration du pays) en passant par celle des cowboys vous ne manquerez pas de choses à faire ! Les villes vous charmeront par leur mélange entre architecture moderne et quartier historique de charme où les musées d’art et d’histoire côtoient la culture cowboy.

Dallas est le plus souvent la porte d’entrée de l’état, lieu de la culture du pétrole par excellence, à l’image de la célèbre série du même nom. C’est également un grand pôle industriel mais aussi un centre culturel actif avec de nombreux musées et animations. Partez également sur les pas de Kennedy avant son assassinat. Collé à la ville, Forth Worth est célèbre pour son quartier des Stockyards où vous pourrez revivre l’histoire des cow boys, aller dans des saloons, croiser du bétail à longues cornes, voir un rodéo, ou faire vos premiers pas de « line dance » chez Billy Bobs’ ! Ou bien faire une dégustation dans la distillerie Firestone and Robertson Whiskey, qui fabrique un des meilleurs whiskies des États-Unis ! Et il est à noter le : National Cowgirl Museum and Hall of Fame, le seul musée américain qui raconte l’histoire des femmes dans l’Ouest américain et leur offre une certaine reconnaissance. Et s’il vous reste du temps, pourquoi ne pas aller voir une course NASCAR au Texas Motor Speedway.

Sur la route pour rejoindre Austin, faites un petit stop dans la ville de Waco pour visiter le musée du de la boisson Dr Pepper, boisson de l’état par excellence. Austin, c’est la ville musicale par excellence, pas loin de 200 clubs de musique live et une gastronomie développée aux travers des 1000 food trucks. Elle accueille aussi le festival South by Southwest un des plus grands festivals de musique des USA. La ville abrite également la plus vaste colonie de chauve-souris d’Amérique du nord ! Pour le Texas Independance day, outre une course à pied et une parade, vous pourrez assister à un hommage, en costume d’époque, aux Vétérans de la révolution texane au Texas State Cemetery. A quelques km à l’ouest d’Austin, ne manquez pas une pause nature hors du temps à Hamilton Pool.

Toujours à l’ouest, la ville de Fredericksburg vous ramènera hors du temps, et haut lieu viticole du Texas. Une ville au charme authentique, aux galeries d’art bordant la main street, à la campagne luxuriante et dont l’âme allemande se marie parfaitement au cœur texan. Après les dégustations dans les différents domaines, Rendez-vous à Bandera, appelé aussi « The cowboy capital of the world ». Vous aurez l’embarras du choix entre les innombrables ranchs et les rodéos (d’ailleurs saviez-vous que le premier rodéo du pays eu lieu eu Texas le 4 juillet 1883 ?)

Vous voici maintenant à San Antonio, la plus latino des villes américaines, mais aussi une des plus agréables avec ses canaux (« le riverwalk » qui fait près de 24km). C’est là que vous pourrez visiter le fort Alamo. D’ailleurs la cité combine aussi bien les missions espagnoles, les maisons victoriennes, et les tours modernes. Un joli mélange sui saura vous enchanter, un petit goût de Mexique au cœur du Texas.

Plus à l’est, Houston est forcément mondialement connu pour son centre de la NASA, et le « fameux Houston, on a un problème ». Le centre propose des activités interactives et vous permettra de toucher une roche lunaire ! Mais Houston, ne se résume pas qu’à ça, une ville très verte, dynamique et proposant une offre culturelle (au Houston Museum District 19 musées sont rassemblés) et gastronomique exceptionnelle.

Le Texas, c’est également de grandes plages et des stations balnéaires à l’instar de Corpus Christi et Galveston, le fameux Cadillac Ranch au nord de l’état sur la Route 66, la ville fantôme de Lajitas, qui affiche comme maire une chèvre amatrice de bière… Et même la petite ville de Paris, qui se targue d’une réplique de la Tour Eiffel coiffée d’un chapeau de cowboy! Et pour plus de nature, rejoignez le parc de National de Big Bend, parc qui semble désertique mais qui abrite en fait des milliers de variétés de plantes et d’espèces animales. Ou encore le Parc National des Guadalupe Mountains, abritant le point culminant du Texas à 2667m d’altitude. A quelques km au sud d’Amarillo, le Palo Duro Canyon, 2ème plus grand canyon des États-Unis. Ou encore faire du canoë sur le fameux fleuve Rio Grande qui marque le frontière avec le Mexique.

Alors prêt à partir à la découverte de cet état plus grand que la France mais qui a tant à offrir ?

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Si l’on évoque le Carnaval en Louisiane on pense forcément à celui de la Nouvelle Orléans qui est l’un des plus célèbres au monde, à l’instar de celui de Venise ou de Rio de Janeiro. Mais pas que …

Historiquement, les fêtes du Carnaval et de Mardi Gras sont des fêtes liées à la religion, il commence au lendemain de l’Épiphanie et se termine le jour de Mardi Gras (veille du mercredi des cendres, soit près de 6 semaines de fêtes). Ce jour-là tout est permis, et les villes se lancent dans des fêtes endiablées, et une orgie culinaire avant de commencer le jeûne jusqu’au Carême (40 jours !). Cette tradition fut amenée aux États-Unis par les premiers colons français, à la fin du XVIIe siècle et reste encore aujourd’hui fortement liée à la culture française. Celui de La Nouvelle-Orléans, n’est pourtant pas le premier, supplanté par celui de Mobile en Alabama (plus de 15 ans auparavant) qui était au début de la colonisation, la première capitale de la Louisiane. Aujourd’hui, 80 villes de l’État célèbrent l’événement. Tous les ans, le thème du Carnaval change, et met en avant une histoire différente. Donc même si vous l’avez déjà fait, n’hésitez pas y retourner, vous découvrirez forcément des choses différentes.

Pendant près de deux mois, les villes se parent des couleurs des couleurs officielles de l’événement : le vert symbole de la foi, le violet symbole de justice, et l’or symbole de pouvoir. Les maisons et magasins sont décorés à foison à l’instar des décorations de Noël !

A La Nouvelle-Orléans, les défilés sont organisés par des « Krewes », des organisations secrètes ou confréries apparues dans les années 1855 (après des violences au cours de précédentes parades), qui financent alors les parades et créent un défilé à thèmes avec des chars sophistiqués et des artistes. Tous les chars sont décorés de façon très différente, et leur passage est ponctué de défilés costumés, de parades de chiens, de fanfares : les « Marching Band » …

La tradition veut que lors de ces défilés, les personnes déguisées et perchés sur des chars majestueux, lancent à la foule elle-même déguisée (donc pensez à prévoir un costume ou à faire des emplettes) des colliers de perles colorés, des « doubloons » (fausse pièce d’or à l’effigie du carnaval), et autres objets divers (peluches, escarpins à paillettes, mugs…). Préparez donc une autre valise pour ramener tous ces souvenirs !

Une soixantaine de parades animent les rues de la Nouvelle Orléans au temps des festivités. Vous ne pourrez donc pas les louper, mais certaines sont plus courues que d’autres. Et à moins de vous diriger vers une tribune payante (comme un des nombreux balcons de Canal Street et dont les places varient entre 10 et 60$), préférez vous diriger vers les zones de départ, où vous serez au contact des locaux et au plus près de de l’action. Renseignez vous également auprès des habitants ou de votre hôtel pour connaître les lieux et horaires des parades secrètes. A l’instar des North Side Skull & Bone Gang et ses spectaculaires costumes de squelettes, ou des Mardi Gras indians qui s’inspirent des amérindiens. Et s’il vous reste encore des forces après toutes ces effervescences, rejoignez le soir l’un des bals organisés par les plus grands « Krewes », mais attention pour les plus réputés le prix des tickets peut grimper jusqu’à 200$.

Les grandes parades déferlent toutes dans le même secteur de La Nouvelle-Orléans. Elles démarrent dans le quartier d’Uptown pour se terminer dans le Downtown en remontant la vaste avenue Saint Charles afin de permettre aux chars de manœuvrer. D’autres défilés, plus modestes, égayent les rues étroites du French Quarter.

Dans tous les cas la musique inonde la ville et vous pourrez assister à chaque coin de rue à des concerts improvisé ou bien les shows grandioses du Superdome.

La nouvelle Orléans n’est pas le seul endroit où vous pourrez participer à la fête. A la campagne, le mardi gras est célébré par les habitants, qui se rassemble pour concocter un immense Gumbo communautaire. Depuis près de 60 ans, les participants déguisés de franges et de chapeaux pointus tapent aux portes des fermes pour récupérer les différents ingrédients, en échange de danses et de pitreries. Mais l’apothéose de cette célébration arrive quand il est temps d’attraper l’ingrédient principal : le poulet. Appelé le « Chicken Run », les participants doivent mettre la main sur un poulet en liberté lâché par le fermier sur son terrain (le tout bien sûr arrosé de bière depuis 8h du matin) ! Courses, fous rires et bonne ambiance sont donc au rendez-vous dans ces célébrations plus rurales et authentiques, tout comme dans la parade qui suit les participants.

Passer la période de carnaval dans le sud-est, c’est aussi l’occasion de goûter aux nombreuses spécialités culinaires des « cajuns » telles que les huîtres Bienville (souvent proposées grillées), les écrevisses, le gumbo, le jambalaya, les crevettes à la rémoulade, l’okra, le tabasco ou la pacane (noix de pécan). Et surtout le King’s cake, sorte de galette des roi et emblème du carnaval dont la fève est un bébé et qui est parfumé à la cannelle.

Si vous n’êtes pas dans la région au moment des carnavals, vous pouvez toutefois en saisir la dimension en visitant Mardi Gras World à la Nouvelle Orléans, une espèce d’entrepôt géant où vous pouvez trouver les chars des Mardi Gras précédents, et de celui à venir. Le musée reflète bien l’histoire du carnaval et vous permet de voir les artisans à l’œuvre lors de la réalisation des chars. La ville est au cœur de notre programme Magie du Sud Tours,

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Ou encore dans la ville de Mobile (Alabama), le Mobile Carnival Museum qui regroupe chars, costumes et surtout de splendides « cooopers » (sortes de traines). A la sortie rendez-vous au Toomey’s gift spécialiste des articles de Mardi Gras qui peut être une étape de notre programme « Heart of Dixie »

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Un peu plus à l’écart, la ville de Lake Charles (quasi à la frontière avec le Texas) propose le Mardi Gras Museum of Imperial Calcasieu, qui abrite la collection de costumes de Mardi gras la plus grande au monde. qui peut être une étape dans un séjour sur mesure.

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Cette semaine, zoom sur un état pas très grand et pourtant si riche. Histoire, nature, et musique, le Tennessee ne manque pas de divertissements !

Historiquement l’état du Tennessee est très important, de la rencontre entre les colons et les indiens Cherokees (jusqu’à leur déportation par la « piste des larmes » en 1838), à la guerre de Sécession, car le Tennessee fut le dernier état à faire sécession (les fermiers non esclavagistes de l’Est s’opposant aux riches planteurs esclavagistes de l’Ouest). Sa position lui valut d’être le lieu de nombreuses batailles, dont quelques-uns des plus durs affrontements de la Guerre de Sécession. Par la suite, le new deal grâce aux « grands travaux », façonna l’État en lançant la construction de 36 barrages sur plus de 1000 km, domptant ainsi les rivières capricieuses qui traversent l’état en entraînant une certaine prospérité. Enfin la prohibition marqua aussi le Tennessee puisque c’est encore aujourd’hui un « dry state », un état « sec ». La vente d’alcool est donc interdite ! Ne vous inquiétez pas lors de votre visite à la mythique distillerie de Jack Daniel’s vous pourrez tout de même déguster et acheter votre bouteille ! La subtilité vient du fait qu’on ne vous vend que la bouteille et non le breuvage que l’on vous offre 😊. Cet état est tellement sec que l’on y trouve un Tennessee Whiskey Trail ! de quoi faire de belles découvertes gustatives.

La nature saura forcément vous ravir au Tennessee, du Great Smoky Mountains (formé par le bas des Appalaches), qui est l’un des parcs les plus visité des USA, aux plaines luxuriantes de l’est de l’état, vous en prendrez forcément plein les yeux. Les Great Smoky Mountains qui s’étendent en Virginie et au Tennessee sont aussi un formidable refuge pour la faune. Ne manquez pas Cades Cove, une route et un refuge pour les ours noirs et autres cerfs qui traversent régulièrement, donc faites attention et gardez l’œil ouvert ! Prenez de la hauteur à Chattanooga, une petite ville au sud de l’état, connu par la chanson, « Chattanooga Choo Choo » de Glenn Miller. Grand nœud ferroviaire devenu centre industriel, mais également l’occasion d’avoir un panorama sur les sept états environnants depuis son sommet (c’est également un site de bataille). Le site abrite également la cascade souterraine la plus haute des États-Unis, spectaculaire ! Ce n’est pas moins de 36 parcs nationaux qui jalonnent l’État, et qui sauront vous offrir les plus belles photos (comme par exemple, Fall Creek Falls State Park ou The Great Falls waterfall at Rock Island State Park). Mais c’est aussi la campagne paisible, parcouru par de nombreuses rivières et lacs proposant des activités. Pour les sensations fortes, des tyroliennes et des parcours d’accrobranches permettent d’apprécier la nature d’une autre manière. Pour d’autres sensations, de nombreux parcs d’attractions sont présents sur l’est de l’État avec notamment le Dollywood Park, le parc d’attraction de Dolly Parton, mêlant roller-coaster et hommage à la chanteuse de country, un mélange saisissant.

Enfin, nous ne pouvons pas parler du Tennessee sans parler de sa capitale : Nashville. Surnommée Music City, elle est surtout le berceau et la capitale mondiale de la musique country. C’est également la capitale de l’industrie du disque et les stars venues enregistrer dans la ville sont nombreuses (Elvis, Johnny Cash bien sûr, ou plus récemment Lana Del rey, mais aussi Johnny Hallyday en 1962) . La musique est l’âme même de la ville avec plus de 120 salles de concerts en ville, dont le légendaire Ryman Auditorium, vous y trouverez forcément de quoi vous contenter. Sans parler de l’exceptionnelle salle de musique country Grand Ole Opry et le Country Music Hall of Fame. On pourrait ajouter à la liste le Johnny Cash Museum, exposant la plus grande collection d’objets de Johnny Cash au monde et le Musicians Hall of Fame and Museum rendant hommage aux musiciens, des grandes stars aux moins connus, tous genres musicaux confondus. Des instruments ayant servi à l’enregistrement de certains des plus grands titres de l’industrie du disque y sont également exposés. En soirée, rejoignez les nombreux bars et café pour sustenter vos oreilles selon vos goûts : le Station Inn pour le bluegrass, Exit/In pour le rock, Broadway pour le honky-tonk, Bluebird Cafe pour la chanson, (revoir nos articles sur la musique américaine pour un rappel des différents courants). L’occasion de déguster un fameux poulet épicé spécialité de Nashville, mais ne vous limitez pas à cela, la scène culinaire de la ville s’est largement développée et de la haute gastronomie au petit food truck la créativité gustative saura contenter tous les palais !

Alors, même si on a tous quelque chose en nous de Tennessee, il est temps de revoir votre Nashville Blues !

Vous l’avez compris, ces dernières semaines nos articles sont autant d’indices sur nos nouveaux circuits, donc stay tuned pour le prochain !!!

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Vous l’attendiez, on vous l’a annoncé, et le voici ! Notre tout nouveau circuit, tout chaud, tout beau : « The Great South Tours ». Un nouvel horizon, une nouvelle découverte, et des sites qui vous rappelleront des films cultes : le Grand Sud, comme on ne vous l’a jamais présenté. On vous emmène à la découverte de la Géorgie et de la Caroline du Sud pour une exploration en dehors des sentiers battus. Faites nous confiance pour revenir dépaysé !

Traverser le Grand Sud, c’est retrouver les paysages paisibles et romantiques du film Forrest Gump, c’est plonger dans l’histoire du pays au temps de Scarlett O’hara, c’est goûter à la low country food, une gastronomie inimitable, le tout ponctué par une nature luxuriante et des villes toujours plus vibrantes.

Découvrez les traditions du Vieux Sud, dans ces deux états qui faisaient partis des premiers états de l’Union et qui ont marqués l’histoire des États-Unis. Faites un bond dans le temps en visitant les villes de Charleston et Savannah. Ces 2 villes étaient des portes sur l’océan Atlantique et donc lieux de commerce et d’échanges avec l’ancien monde, mais aussi la porte du commerce triangulaire. Foncièrement esclavagistes, ils furent parmi les premiers états à faire Sécession, à la promulgation de l’abolition de l’esclavage (avec d’ailleurs le premier coup de feu tiré depuis le fort Sumter à Charleston). États composés de plantations (principalement de coton et de riz), ils gardent encore aujourd’hui les stigmates de cette histoire mouvementée. De la culture Gullah issues des anciens esclaves, aux sites emblématiques de la lutte pour les droits civiques, en passant par les lieux liés à la guerre de Sécession, les retours dans le temps de manquent pas… tout le long du parcours, vous pourrez admirer ces grandes maisons « Antebellum » à l’architecture victorienne avec un pointe sudiste.

Le Sud, c’est aussi une nature époustouflante et comparable à nulle autre sur le globe. Les deux états abritent de nombreux refuges animaliers qui sont les garants de la conservation des lieux d’habitats des crocodiles et alligators, loutre de rivière, raton-laveurs ou encore du tatou. Vous rencontrez même les chevaux sauvages de l’île de Cumberland. Et c’est sans compter les milliers d’espèces de reptiles et d’oiseaux qui trouvent refuges dans ces contrées. Les paysages composés de marais parsemés de cyprès chauves, de majestueuses allées de chênes centenaires « coiffé » de mousse espagnole, ou de plages au sable doré, forment des images de cartes postales à chaque miles parcourus. On ne doute pas que vous reviendrez dépaysés !

Enfin, il est temps pour vous d’expérimenter la culture du Sud. Une gentillesse et un accueil chaleureux, une invitation au partage et à découvrir les lieux en dehors des sentiers battus. Et surtout un art culinaire typique qui saura contenter les gastronomes français que nous sommes. Exit le faux burger à l’américaine et welcome aux gombos de crevettes et au barbecue à toutes les sauces. En accompagnement le Collard greens (choux cavalier), le Gold Rice ou encore les grits (sorte de polenta de maïs) remplaceront les frites. Et en dessert, la pêche bien sûr, en emblème de le Géorgie vous ne pourrez pas y couper, mais aussi la tarte aux noix de pécan et les arachides bouillies. Et ceci n’est bien sûr, qu’un aperçu d’une tradition culinaire aux accents créoles, cajuns et africains tout en restant très américaine . Un conseil : ne passez pas à côté du fameux pulled pork à la sauce au vinaigre-piment !

Et comme on ne compte pas vous laisser vous ennuyer, vous pensez bien qu’on ne va pas vous laisser sans douce musique dans les oreilles… Le Sud est en effet le lieu de naissance du blues et du Rythm’n blues (n’hésitez pas à revoir notre article sur la Route du Blues pour connaître l’histoire des chanteurs noirs ici ). Ces états ont vu naître les plus grands de la Soul comme Ottis Redding, Ray Charles ou encore James Brown. Bref, de salles de concert en scènes de bar, vous trouverez forcément de quoi vous contenter !

Plus aucune raison d’attendre pour découvrir donc notre nouveau circuit «The Great South Tours » sur notre site internet ! :

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Elvis Presley est sans doute le chanteur qui a le plus marqué le Rock’n Roll et c’est ainsi que 43 ans après sa mort, on assiste encore à de vrai pèlerinage à Graceland, sa dernière demeure ainsi que sur sa tombe (cf. article sur Graceland). Un biopic devait sortir le 6/10 mais l’acteur Tom Hanks (devant camper le rôle du Colonel Parker) a malheureusement contracté le Coronavirus durant le tournage et la sortie du film a dû être repoussée (elle est maintenant prévue pour le 03/11/2021). Le film portera sur les 20 années les plus prolifiques du chanteur, et s’attardera sur la relation complexe entre le King et son manager de l’ombre: le Colonel Parker.

Alors révisons un peu notre biographie avant d‘aller voir le film !

Elvis Presley de son vrai nom Elvis Aaron Presley est né le 08 janvier 1935 à Tupelo dans le Mississippi. Il avait également un frère jumeau mort-né. Ses parents étaient pauvres et avant du mal à joindre les deux bouts. Sa mère arrivera tout de même à lui offrir pour la somme de 7.90$, une guitare pour ses 11 ans. Elvis aurait préféré une carabine ou une bicyclette mais on se dit aujourd’hui que sa mère a bien fait de ne pas céder aux désirs de son fils. Ses parents fréquentaient la « First Assembly of God Church », une église fondamentaliste de type Pentecôtiste, qui marquera ses premières influences musicales. C’est d’ailleurs dans cette église, qu’il apprendra ses premiers accords et chantera ses premières notes de Rythm and Blues. La radio diffuse de la country et du gospel et ce sont les seules distractions possibles à ce moment-là.  En 1948, à l’âge de 13 ans, toute la famille déménage pour Memphis, dans l’espoir d’une meilleure vie. Ils enchaîneront pourtant les petits boulots pour faire vivre la famille, Elvis travaille également en faisant de petits boulots en dehors de l’école. Notamment chez Crown Electric qui se situait dans la même rue de la studio SUN, où pour 4$ il était possible d’enregistrer deux chansons. Il enregistrera donc deux reprises de chansons à succès de l’époque My Happiness (face A) et That’s When Your Heartaches Begin (face B) pour l’anniversaire de sa mère. Le studio Sun était à l’époque spécialisé dans la musique Afro américaine et cherchait une figure blanche pour diffuser ce modèle musicale. Repéré comme chanteur de ballades, les premiers essais sont laborieux. Le premier succès viendra du titre « That’s all Right (Mama) », une improvisation d’Elvis, après plusieurs heures d’enregistrements infructueuses. Le style du King apparaît, un rythm and blues reprit à sa sauce et qui tend vers le rock dont les prémices commencent à poindre dans le monde la musique. Le passage à la radio de cette version marque le début de la carrière d’Elvis. Pourtant les débuts sont difficiles : sa musique mêle blues et country, une fusion qui prend ultérieurement le nom de Rockabilly. De ce fait, elle ne rentre pas dans une case prédéfinie : les stations de radio dédiées à la country refusent de le diffuser parce qu’il chante comme un Afro-Américain, tandis que celles dédiées au rhythm and blues le rejettent parce qu’il chante de la musique de « péquenauds ».

En Août 1955, le colonel Parker permet à Elvis d’être racheté par la maison de disque RCA (à laquelle il restera fidèle jusqu’à la fin de sa vie) pour 40 000 dollars, une chose jamais vue jusqu’alors ! Il achètera d’ailleurs la fameuse Cadillac rose à sa mère avec l’argent qui découle de ce transfert.

En 1956, il enregistre « Heartbreak Hotel », qui devient son premier disque d’or et lui donnera la possibilité d’acheter Graceland l’année suivante. Elvis continue les concerts dans tout le pays, déclenchant chaque fois plus d’émeutes. Son fameux déhanché n’y est pas pour rien, et dorénavant ses concerts ne seront filmés que jusqu’à la taille.

C’est à la même époque qu’il commencera sa carrière au cinéma avec un premier film, en 1956 (« le cavalier du crépuscule« , où il ne tient qu’un second rôle mais dans lequel on y ajoute 4 de ses chansons pour surfer sur la vague de son succès). À la fin de l’année, Presley fait la une du Wall Street Journal, qui rapporte que la vente de produits dérivés du chanteur a rapporté 22 millions de dollars. RCA a beau être l’une des plus grandes maisons de disques américaines, il représente plus de la moitié de leurs ventes de 45 tours sur l’année 1956.

L’année 1957 signera la sortie de 3 singles classés en tête du hit-parade dès leur sortie : Too Much, AllShook up et Teddy Bear, de même que son film « Loving You » qui remporte un franc succès. Elvis enchaîne, entre les sorties d’album, les films et les concerts. D’ailleurs c’est le tournage du film « Bagarres au King Créole » qui lui permettra un ajournement de son service militaire jusqu’au mois de mars 1958. Il y sera poursuivi par la presse et les photographes jusque dans les bâtiments de l’armée. C’est ce moment-là que sa mère tombera gravement malade. Elle décédera le 14/08 à l’âge de 46 ans et cette épreuve marquera profondément le King qui était très proche de sa mère. Après ses classes, il sera envoyé en Allemagne pour y effectuer son service, et il y rencontrera sa future femme Priscillia Beaulieu. Cette étape n’aura pas eu de conséquences pour la carrière d’Elvis, les studios sortant régulièrement des enregistrements inédits. Ce qui lui permettra même absent de continuer à placer 10 chansons dans le Top 40.

Il sera rendu à la vie civile le 05 mars 1960 et reprendra les chemins des studios (aussi bien ceux de musique que de cinéma : sortie de « Elvis is Back » et de « Café Europa en uniforme »). En mars 1961, le studio lui remet le titre honorifique du chanteur ayant vendu plus de 75 millions de disques. Le 25 mars, Presley donne un concert de charité à Hawaï, dont les bénéfices doivent financer un mémorial aux victimes de l’attaque de Pearl Harbor. C’est sa dernière prestation en public jusqu’en 1968. Il se consacre en effet à sa carrière cinématographique tournant plus de 27 films jusqu’en 1969. Ceux-ci étant à chaque fois accompagné d’une bande originale. Sa musique souffre de ce rythme effréné et le succès commerciale commence à se tarir. Se recentrant sur lui-même, il épouse Priscillia le 1 mai 1967 et leur fille Lisa Marie, naîtra le 1° février de l’année suivante.

Une émission spéciale pour NBC, simplement intitulée Elvis sera diffusé le 3 décembre 1968 et permettra à Presley de renouer avec le succès. Le colonel Parker conclut à ce moment-là un contrat de 57 dates avec l’international hôtel de Las Vegas. La première est un tel succès que le lendemain, Parker négocie un nouveau contrat avec l’hôtel : Presley s’y produira en février et en août pendant cinq ans pour un salaire annuel d’un million de dollars. Dès le mois d’août 1970, il adopte le jumpsuit, vêtement caractéristique de ses performances scéniques dès lors. L’album qui découlera des ses performances ce mois -là :  « That’s the Way It Is », mêle prises en studio et enregistrements live. Il abandonne le son roots des séances de Memphis de l’année précédente au profit d’une musique plus consensuelle, où la country et la soul laissent place à une pop traditionnelle plus en accord avec les goûts du public de Las Vegas. En 1972, Elvis donnera une série de concert au Madison square Garden, c’est une ovation mais cette année marquera aussi celle de sa séparation avec sa femme Priscillia. Le 14 janvier 1974, le concert d’Elvis Presley à Hawaï donne lieu à la première retransmission mondiale par satellite. L’émission « Aloha from Hawaii » est visionnée par des millions de spectateurs à travers le monde. Le chanteur y apparaît dans un costume blanc emblématique, avec une cape frappée d’un aigle symbolisant l’Amérique. C’est à partir de ces années-là que sa consommation de drogues et alcool commencent à avoir une incidence sur son travail. Il n’enregistre quasiment plus, les concerts deviennent de plus en plus courts, voir incompréhensibles… Il donnera son ultime concert au Market Square Arena d’Indianapolis le 26 juin 1977. Il mourra le 16 août 1977 dans sa salle de bains, victime d’une crise cardiaque. Ses funérailles ont lieu le 18 août à Graceland. 80 000 spectateurs assistent à la procession funèbre jusqu’au cimetière de Forest Hill, où le chanteur est enterré auprès de sa mère Gladys. Avant que ces corps ne soient rapatriés quelques années plus tard à la propriété.

Elvis Presley est considéré comme la principale icône du rock ‘n’ roll : sa voix, sa musique, sa gestuelle provocatrice, ses habitudes vestimentaires, son parcours (célébrité fulgurante, descente aux enfers et mort prématurée) en ont fait une idole populaire et le symbole d’une certaine rébellion adolescente. Elvis peut être considéré comme le principal acteur de la large diffusion du rock ‘n’ roll auprès du grand public blanc américain, puis européen. La carrière d’Elvis Presley c’est 131 disques (albums et singles) certifiés Or, Platine, ou Multiplatine, plus de 1300 concerts, 14 nominations aux Grammy Awards dont trois récompensées, plus de 900 chansons à son actif, une trentaine de films.

Vous pourrez marcher sur les traces du King dans nos programmes « Magie du Sud Tours »

https://www.american-motors-travel.com/voyage-a-moto/etats-unis/magie-du-sud-tours-119

ou bien dans le programme  » Route du Blues Tours »

https://www.american-motors-travel.com/voyage-a-moto/etats-unis/route-du-blues-tours-72

N’hésitez pas également à nous demander une création sur-mesure pour découvrir tous ces endroits : https://www.american-motors-travel.com/voyage_sur_mesure.php

Et bien sûr retrouvez la totalité de nos circuits et events sur le notre site : https://www.american-motors-travel.com/

Attaquons-nous maintenant à la partir la plus prolifique de cette saga : le Sud des États-Unis. En effet, de nombreux genres musicaux se sont développé au départ de cette large bande, qui fut également dans les premières colonisées mais aussi et sans doute la plus marquée par les immigrations forcées dû à l’esclavage. Partons de l’ouest au Texas vers l’est pour rejoindre les plages de l’Atlantique aux saveurs caribéenne :

TEXAS

La country est sans doute le courant musicale le plus emblématique du Texas. Les migrants d’Europe occidentale apportant dans leur bagages leurs instruments et leur culture musicale pour s’occuper dans les moments de relâche (notamment le dimanche après la messe) c’est pour cela que l’on y retrouve les sons de violons (anglo-saxon), de mandoline (italienne), de guitare (espagnole) ou encore de banjo (africain). Beaucoup de chansons furent créées dans les plaines du Midwest et au Texas par les cow-boys qui convoyaient le bétail.

Vous pourrez découvrir à Austin au Texas Music Museum, une collection unique d’objets racontant l’histoire des musiciens texans qui ont fait d’Austin, « la capitale de la musique live du monde » ou bien à Carthage, le Texas Country Music Hall of Fame : ce musée rend hommage aux artistes texans ayant contribué à la renommée internationale de la country.

Mais le mieux, est encore d’écouter cette musique typique en live et pour cela rien de mieux que de vous rendre dans les « Honky tonk ». Ces anciens petits théâtres équipés d’un bar sont très communs dans le Sud des États-Unis et destinés à la musique country. Cela deviendra d’ailleurs le nom d’un des courant de la musique country : « Honky tonk » ou littéralement musique de bastringue, de boîte de nuit, dérive du style de bars dans lesquels elle est habituellement jouée, c’est une musique pour boire et danser.

Mais en dehors de ces lieux typiques, vous trouverez de nombreux bars, restaurants ou encore clubs passent continuellement de la musique country. Parmi eux, les plus célèbres et les plus recommandés pour vivre une véritable expérience country sont :

  • – Dallas : Midnight Rodeo / Double Wide / Cowboys Red River / Son of Hermann Hall
  • – Fort Worth : 8.0 / Billy Bob’s Texas / Stagecoach Ballroom
  • – Austin : Broken Spoke / Old Coupland Inn & Dancehall
  • – Houston : Café Adagio / Rudyard’s / Wild West
  • – San Antonio : First Friday / Cowboys Dancehall

Et sinon, vous pourrez aussi profiter des festivals locaux, parmi lesquels :

  • South by Southwest, Austin – En mars Le SXSW est un ensemble de festivals de musique, de cinéma et de médias interactifs. Créé en 1987, il accueille plus de 2000 artistes se produisant dans plus de 90 lieux à Austin et dans les environs.
  • Off the Rails Country Music Fest, FriscoEn mai Deux jours de musique country accompagnés d’expositions, de food trucks, de bières artisanales et de barbecue. Les visiteurs pourront également s’adonner à des leçons de danse.
  • Crude Fest, MidlandEn mai Produit par Townsquare Media, c’est l’un des festivals musicaux incontournables de l’ouest du Texas. Le festival de 3 jours consacré à la musique met en avant 20 artistes de renommée internationale et attire des dizaines des milliers de visiteurs venant d’horizons divers.

 Ou encore, pour vous mettre dans l’ambiance avant d’y aller, vous pouvez écouter quelques chanteurs ou groupes emblématiques :

  • Willie Nelson : Précurseur du mouvement outlaw country, il a été introduit au Country Music Hall of Fame en 1993
  • George Strait : Désigné comme le “king of country”, il est connu pour son style honky tonk country western
  • Kenny Rogers : Ses compositions ont été utilisées dans de nombreuses bandes originales de films tels que Convoy, Urban Cowboy et The Big Lebowski
  • Randy Travis : c’est l’un des piliers du renouveau de la musique country
  • Eli Young Band : Composé de 4 musiciens, le groupe a gagné le prix de la meilleure chanson aux Academy of Country Music Awards
  • Asleep at the wheel : Groupe fondé en 1970 et originaire d’Austin, il a remporté plus de 9 Grammy Awards.

LA LOUISIANE

Passons à l’état suivant avant d’attaquer le gros dossier de ces articles. Pourtant, la Louisiane n’est pas dépourvu d’intérêt musical. C’est en fait même le berceau de la musique américaine moderne : les musiques afro-américaines comme le blues, le jazz et le rythm & blues ont donné naissance, grâce à de nombreuses influences, au rock’n’roll, au bluegrass, à la country ou encore au hip-hop.

Le jazz reste le genre le plus emblématique de la région. Il est né du métissage entre les instruments apportés par les fanfares militaires françaises et les rythmes africains des esclaves, associé au fameux « spanish tinge » (le Tresillo cubain). Déjà, avant le jazz, la Nouvelle-Orléans française connaissait des traditions musicales bien ancrées : parades des fanfares militaires, bal masqués, messes musicales…

Aujourd’hui encore, Mardi gras permet à la population de rendre hommage à toutes ses influences chaque année.

A la Nouvelle-Orléans, ne manquez pas le parc Louis Armstrong, et le Musée d’État de Louisiane qui possède une exposition permanente dédiée au jazz et à la musique de Louisiane. Mais le mieux est encore de le vivre, le plus souvent dans la rue : au coin de Frenchmen et Chartres, sur Royal Street pendant la journée.

 Ou bien dans les clubs : Snug Harbor, Preservation Hall, Spotted Cat (pour le jazz traditionnel), Apple Barrel’s (plutôt du blues), Maple Leaf, Tipitina’s, Blue Nile (Tous les styles et notamment le funk)

Il ne faut pas rater également les parades Second Line : Presque tous les dimanches dans divers quartiers de la ville, c’est l’occasion de danser au son des brass bands les plus énergiques ou pendant Mardi Gras : pendant les parades du Carnaval, on écoute et on regarde les Marching Bands de la ville. Enfin au cours des messes gospel dans plusieurs églises de la ville (St Augustine dans le quartier de Treme, par exemple).

Là encore, vous pouvez déjà vous imprégner de l’ambiance New Orléans, avec quelques noms :

  • Les précurseurs : Jelly Roll Morton, King Oliver, Buddy Bolden, Sidney Bechet, Louis Armstrong, Fats Domino, Cosimo Matassa et son studio (J & M music studio), devenu aujourd’hui une laverie.
  • Les architectes du son « New Orleans Rhythm and blues » : Allen Toussaint, l’un des plus grands producteurs et compositeurs ayant largement façonné le son “New Orleans”,The Meters, Dr John, Ernie K-Doe, the Neville Brothers…
  • Gospel : Irma Thomas, digne héritière de la Reine du Gospel, Mahalia Jackson.
  • Jazz moderne : Kermit Ruffins, Ellis Marsalis, Irvin Mayfied, Terence Blanchard, Christian Scott, …

Et comme toujours, ne manquez pas les festivals (nombreux), qui vous permettront de profiter de la musique :

  • – New Orleans Jazz & Heritage Festival (Jazz Fest) – Dernier week-end d’avril et premier week-end de mai à la Nouvelle Orléans
  • French Quarter Festival – En avril à la Nouvelle-Orléans
  • – Festival International de Louisiane – En avril à Lafayette
  • Louisiana Cajun-Zydeco Festival – En juin à La Nouvelle-Orleans
  • Satchmo Summerfest – En août à la Nouvelle-Orléans
  • – Festival Acadiens et Créoles – En octobre à Lafayette.

MISSISSIPPI ALABAMA TENNESSEE

Attaquons le gros de notre article : en effet la plupart des grands genres musicaux sont apparus dans le Delta du Mississippi pour remonter ensuite vers le nord. Le Blues, le Gospel, la Country, le Rock’n’ Roll, la majeure partie du patrimoine musical américain vient de cette vaste plaine riche des alluvions que le Mississippi laisse à chaque crue. Pays du coton à partir duquel se développa le blues, musique rurale héritée des esclaves, qui s’exporta vers le nord avec la mécanisation des exploitations, sur la fameuse Highway 61 (Voir notre article sur la Route blues ici).

Si le gospel chante le sacré, le blues, chante les joies et les peines du quotidien, et a d’abord été vu comme la musique du diable. La légende veut que Robert Johnson, musicien génial inspirateur des Rolling Stones ou d’Éric Clapton, ait vendu son âme au diable en échange de sa virtuosité à la guitare. Ses principales héritiers seront B.B.King, et bien sûr le roi hors catégories : le « King » Elvis Presley.

Pour partir sur les traces des plus grands chanteurs et acteurs de cette évolution musicale, vous devez suivre le « Mississippi Blues Trail ». Célébrant le patrimoine de l’état, cette « piste » composé de 160 plaques et crée en 2005, compose un parcours muséographique en plein air sur le monde du Blues, des destins d’artistes connus ou oubliés et des sites historiques. Empruntez le pas de B.B. King, Muddy Waters, Bo Diddley, Howlin’ Wolf, Pinetop Perkins, Robert Johnson ou Johnny Winter, ainsi que des sites majeurs comme un pénitencier, un carrefour ferroviaire, des juke-joints, des hôtels ou une station de radio. Sans oublier la maison natale du King à Tupelo. Une application est d’ailleurs disponible pour suivre au mieux l’itinéraire, voir des vidéos, écouter de la musique etc.….

Sur le même modèle il existe également « Le Mississippi Country Music Trail » qui met en valeur l’apport à la country-music des artistes natifs du Mississippi comme Jimmie Rodgers, Elvis Presley, Bobby Gentry, Marty Stuart ou Tammy Wynette.

Quelques étapes incontournables :

  • Clarksdale : Delta Blues Museum, Ground Zero Blues Club, Red’s Lounge, le Shack Up Inn (dans lequel nous vous invitons à dormir lors de nos circuits !)
  • Cleveland : Dockery Farms Historic District, Grammy Museum,Po Monkey’s (juke joint),Delta State University, Delta Music Institute
  • Crystal Springs : Fondation Robert Johnson
  • Hazlehurst : Robert Johnson Heritage House, Mississippi Music Museum
  • Indianola : B.B. King Museum & Delta Interpretive Center & Club Ebony
  • Leland : Highway 61 Blues Museum
  • Oxford : The Blues Archive (Université du Mississippi « Ole Miss ») / Studio Fat Possum, Sweet Tea Recording Studio
  • Tupelo : Elvis Birthplace & Museum / Tupelo Hardware Store / Johnnie’s Drive In (ou Elvis aimait prendre son milkshake).

Sans oublier les innombrables festivals qui jalonnent l’année de cet état si musical :

  • Clarksdale : Clarksdale Caravan Music Fest / Delta Jubilee / Sunflower River Blues & Gospel Festival Deep Blues Fest / Hambone Festival
  • Cleveland : Crosstie Arts & Jazz Festival
  • Greenville : Mississippi Delta Blues & Heritage Festival (Bridging the Blues)
  • Greenwood : Mississippi Blues Fest / Robert Johnson Blues Festival / Greenwood Balloon & Music Festival / Bikes, Blues & Bayous Mississippi Jazz & Heritage Festival
  • Indianola : B.B. King Homecoming Festival / Mississippi Delta Regional Blues Challenge
  • Leland : Leland Blues Project / Leland Crawfish Festival / Leland Frog Fest
  • Meridian : Jimmie Rodgers Memorial Festival / Country Music Scenic Byway
  • Oxford : Oxford Blues Festival
  • Tupelo : Tupelo Elvis Festival

Faisons maintenant un petit détour par l’Alabama, l’état voisin qui lui aussi connu la migration des peuples noirs et joua un rôle central dans le développement du blues et de la musique country.

Parmi les nombreux musiciens célèbres natifs d’Alabama, citons Nat King Cole, The Commodores, Percy Sledge, Hank Williams, Emmylou Harris, et plus récemment Alabama Shakes.

En Alabama, il ne faut pas passer à côté de l’Alabama Jazz Hall of Fame, à Birmingham et le Hank Williams Museum, à Montgomery. Mais c’est surtout Muscle Shoals qui doit attirer votre attention.

Petite ville située au nord de l’état, on y trouve les Muscle Shoals Sound Studios spécialisés dans la musique soul, ainsi que F.A.M.E. Studios. Fondés en mars 1969, les Muscle Shoals Sound Studios se sont forgés une réputation incontestable, offrant un son unique aux plus grandes icones du Jazz, du Blues, de la Soul et du Rock’n’roll (Paul Simon, Aretha Franklin, Joe Cocker, Wilson Pickett ou encore Bob Dylan…). Après une rénovation complète, les studios ont rouvert en janvier 2017, mettant en lumière les plus grands artistes qui ont marqué l’histoire des studios.

Attaquons maintenant un des plus petits états de notre article et pourtant un des plus important : carrefour du Nord et du Sud des États-Unis, couloir naturel entre les Appalaches et le Mississippi, ici, il y a « toujours un coin qui nous rappelle » que nous avons quelque chose en nous du Tennessee : Country Music, Rock’n’roll, Blues, Soul, Rythm’n’ Blues, sont nés ou ont grandi ici.

C’est simple en 2017 l’état fêtait :  le 40e anniversaire de l’Elvis Week (Memphis) qui, chaque année, marque la disparition du « King », le 50e anniversaire du Country Music-Hall of Fame & Museum et des Country Music Awards (Nashville), le 60e anniversaire de la disparition d’Otis Redding (la star du Studio STAX à Memphis), le 75e anniversaire du premier disque d’or de l’histoire attribué à Glenn Miller pour « Chattanooga Choo Choo » en 1942 (Chattanooga),  le 90e des Bristol Sessions (événement fondateur de la Country Music), et le 125e anniversaire du Ryman Auditorium, la cathédrale musicale historique de Nashville. Rien que ça ! Pas de doute, « la musique originale de l’Amérique est bien « Made in Tennessee » » !

MEMPHIS, LE BERCEAU DU ROCK’N’ROLL

Memphis est incontournable pour tout amateur de musique. C’est ici que la country des blancs, s’unira au blues des Noirs venus du Delta tout proche, a donné au monde le rock’n’roll. Moins d’une décennie plus tard, le rythm’n’blues et la soul allait trouver leur expression sur le terreau des luttes pour les droits civiques, le gospel faisant déjà partie du patrimoine de la cité. Une ville qui alignât à son palmarès les plus grands noms de la musique américaine, à commencer par deux « Kings », Elvis Presley et le bien nommé B.B.King, mais aussi Johnny Cash, Carl Perkins, Jerry Lee Lewis, Roy Orbison, Ike et Tina Tuner, Howlin’ Wolf, Otis Redding, Isaac Hayes, Memphis Slim, Booker T, Aretha Franklin, Sam & Dave, Al Green.

Mais la musique est toujours très « live » et même parfois « wild » sur Beale Street. Le calendrier des événements y est particulièrement dense avec Memphis in May (dont on vous a déjà parlé sur Facebook) ou les concerts au Levitt Shell’s de mai à octobre, là même où Elvis a donné son premier concert pro

A ne pas manquer à Memphis : Sun Studio, Graceland, STAX, Rock’n’Soul Museum, Blues Hall of Fame, Memphis Music Hall of Fame, Beale Street, Orpheum Theatre, Center for Southern Folklore, Gibson Guitar, ST blues Guitar Workshop, Ardent Recording Studios, Gospel à la Mississippi Boulevard Christian Church “The BLVD”, les rooftop parties de l’hôtel Peabody, la roirée « roots » chez Wild Bill…

NASHVILLE, DE LA COUNTRY AUX MUSIQUES DU MONDE

La capitale du Tennessee n’est pas surnommée Music City par hasard. La ville respire la Country du matin au soir depuis des lustres et elle cohabite aujourd’hui avec bien d’autres genres musicaux. Americana, Roots, Folk, musiques latinos, caribéennes ou africaines, il n’y a qu’à demander, preuve que Nashville est une capitale musicale mondiale. Retrouvez aujourd’hui aux manettes de leurs studios, Jack White des White Stripes, mais aussi Dan Auerbach des Black Keys, ou le groupe Kings of Leon.

A ne pas manquer à Nashville : Country Music Hall of Fame & Museum, Grand Ole Opry, Ryman Auditorium, Johnny Cash Museum, George Jones Museum, Musicians Hall of Fame and Museum, Nashville Songwriters Hall of Fame, Printer’s Alley, Honky Tonk, Highway, East Nashville (indie), Gruhn Guitars, Hatch Show Print, Bluebird Cafe, Wildhorse Saloon, ou encore Willie Nelson and Friends Museum et Ernest Tubb Record Shop.

Les festivals ont souvent lieu en plein air. Le Country Music Festival (juin) et les Country Music Awards (novembre) sont deux moments phare de l’année, ainsi que l’Americana Festival en septembre.

Pas besoin de vous préciser un lieu où vous pourrez écouter de la musique à Nashville, c’est la ville entière qui n’est que musique !

Mais on vous propose quelques autres lieux de l’état pour vivre la musique :

  • Knoxville :  de nombreux spectacles couvrant tous les genres musicaux (bluegrass, country ou rock), et les bars autour de la jolie place de Market Square. Concerts gratuits live du WDVX Blue Plate Special quotidiens.
  • Pigeon Forge : on trouve Dollywood, le parc d’attractions créé en 1986 par Dolly Parton. De quoi, écouter de la country au milieu des roller coaster ! Il abrite également le Southern Gospel Museum & Hall of Fame
  • Chattanooga : le Bessie Smith Cultural Center et le Song Birds Guitars Museum
  • Bon Aqua : Le Storytellers Museum (Johnny Cash forever)
  • Bristol : Le berceau de la musique country
  • Brownsville : West Tennessee Delta Heritage Center (Musée de Tina Turner)

LE KENTUCKY

 Toujours plus au nord, le Kentucky est l’état du « bluegrass », musique syncopée d’origine rurale qui se caractérise par l’emploi d’instrument à cordes. Issu des balades folk anglo-celtiques chantées au XVIII° dans la région des Appalaches, le style s’est développé pour devenir codifié dans les années 20. Rarement électrifié, le style va se fondre dans les multiples courants de la country music (dont le Kentucky est l’un des grands foyers), elle-même assortie d’apports divers comme ceux du blues.

Ce sont les boutons de fleurs semés dans les prairies herbeuses qui, prenant des reflets azur métallisé au petit matin du printemps en avril et mai qui valent au Kentucky son surnom de Bluegrass State. Par extension, cette nouvelle musique devint la Bluegrass Music s’identifiant totalement au Kentucky. Bill Monroe en sera l’un des plus farouche représentant (avec sa chanson « Blue Moon of Kentucky » qui sera même reprise par le King)

Quelques sites à voir :

  • – Le National Thumbpicker’s Hall of Fame Museum
  • – La maison de Bill Monroe (Rosine)
  • – L’International Bluegrass Music Museum (Owensboro)
  • – L’US 23 Country Music Highway Museum (Paintsville)
  • – Le Kentucky Music Hall of Fame (Mt. Verno)

Et quelques festivals pouvant se trouver sur votre route (pour rappel, notre programme « Route du Blues Tours » passe par le Kentucky avant de rejoindre St Louis)

  • En mai : LowerTown Arts & Music Festival, Paducah
  • – En juin : The Festival of the Bluegrass, Lexington, W.C. Handy Blues & Barbecue Festival
  • – En juillet : Blues, Brews & Barbecue Festival, Louisville
  • – En août : Kentucky State Fair, Louisville
  • – En septembre : Kentucky Bluegrass Music & Burgoo Festival, Louisville

Le bluegrass est également très populaire en Caroline du nord et tous les ans au mois de septembre 2 festivals lui sont consacré dans la ville de Raleigh : le World of Bluegrass et le Hopscotch Music festival.

Petit Fun fact, c’est au Kentucky, à Louisville, près d’une entrée de la I-64, que deux maîtresses d’école, les sœurs Mildred Jane Hill et Patty Smith Hill qui ont composé en 1893, la chanson de langue anglaise la plus populaire au monde : HAPPY BIRTHDAY TO YOU !

LA FLORIDE

La musique emblématique de la Floride (et surtout à Miami) reste la musique caribéenne. Les côtes de Cuba ne sont qu’à 360 km et la ville a souvent été la porte d’entrée des musiques latines sur le sol américain. La rencontre entre les sons latinos et les musiques traditionnelles des États-Unis a fait naître de nouveaux genres latino-américains tels que la conga, le rock latino ou la salsa.

La salsa cubaine reste le son le plus célèbre. Melting pot musical qui puise ses racines dans le jazz américain et les rythmes cubains. Même si le berceau de la salsa fut Cuba, c’est loin de ses terres que ce genre musical s’est développé. Dans les années 60, après l’arrivée au pouvoir de Fidel Castro les cubains immigrent en masse à Miami et la salsa s’y démocratise. Très politisée, elle devient un symbole de liberté face au régime castriste.

Miami a vu naître de grands noms de la musique latine tels que Celia Cruz ou Gloria Estefan, immigrées cubaines.

Quelques lieux pour s’imprégner de la musique : Ball & Chain, El Patio – Wynwood, Salsa Mia, Bongo’s Cuban Café, Hoy Como Ayer.

Sans oublier au mois de Mars le Calle Ocho Festival :  le carnaval cubain de la calle ocho, qui met à l’honneur la musique latine avec 8 scènes différentes. Et le Miami Salsa Congress au mois de Juillet, festival de musique consacré exclusivement aux musiques latines.

N’hésitez pas à nous demander une création sur-mesure pour découvrir tous ces endroits : https://www.american-motors-travel.com/voyage_sur_mesure.php

Et bien sûr retrouvez la totalité de nos circuits et events sur le notre site : https://www.american-motors-travel.com/

Allez cette fois-ci, on vous emmène de l’autre côté du pays et la côte Pacifique n’est pas dénué d’innovation en termes de musique.

SEATTLE

Capitale de l’état de Washington, elle fut le berceau de la musique Grunge. Apparue au milieu des années 80 grâce au label indépendant Sub Pop. Marque d’un changement radical de la musique populaire, ce courant connue son apogée au début des années 90 notamment avec les groupes Nirvana et Pearl Jam. Forme la plus populaire du rock alternatif, ce fut aussi une philosophie touchant la génération X et représentant la désillusion, la frustration et le refus du consumérisme (d’où l’allure négligée des membres de ces groupes). Bien qu’aujourd’hui ayant disparu, le mouvement a impacté fortement le mouvement Rock actuel.

Parmi les plus connus on retrouve bien sûr Nirvana et Pearl Jam, mais aussi Soundgarden et Alice in Chains qui furent les précurseurs de ce mouvement, au point d’être appelés « The Big Four of Grunge ». Et surtout Jimi Hendrix, guitariste génial des années 60, ce qui fait donc 2 artistes du fameux Club des 27 à être originaire de Seattle.

Si vous passez par la ville, arrêtez- vous au MoPop (museum of pop culture), un complexe artistique dédié à la culture populaire américaine, qui invite à découvrir l’histoire du Rock en passant par le Blues et le Hip-Hop. Jimi Hendrix, y tient d’ailleurs une place très importante avec une collection de plus de 800 objets lui ayant appartenu.

Le site offre la possibilité à chacun de tester ses compétences musicales sur les guitares, batteries et autres instruments du Microsoft Lab (le site ayant été créé par Paul Allen, co-fondateur de Microsoft). A ne pas manquer la sculpture Roots and Branches, qui entremêle jusqu’au plafond plus de 500 instruments de musique, formant ainsi une tornade très originale.

Deux festivals sont à faire sur Seattle : le Upstream Music Fest au mois de Mai, il a lieu dans le quartier de Pionner Square et célèbre la musique et tous ses genres, il présente plus de 200 artistes sur scène, de quoi faire son choix… et Bumbershoot au mois de Septembre durant la fête du travail (Labor Day) est le festival d’art et de musique le plus ancien de Seattle. The Eurythmics, James Brown, Spinal Tap et Tina Turner s’y sont déjà produit.

PORTLAND

On vous a déjà parlé le mois dernier (retrouvez notre article ici) de cette ville jeune, progressiste et tolérante. Alors forcément, de nombreux artistes indépendants et hors des courants ont élus cette ville comme lieu de résidence. A la recherche d’une vie meilleure et moins onéreuse, ils ont investi la ville dès les années 70, développant des styles musicaux aussi variés que le rock indépendant, la musique alternative, le reggae, etc.

Portland regorge aujourd’hui de salles et de bars où l’on peut écouter de la musique « live », et vous ne pourrez pas passer à côté d’un concert de jeunes artistes. Mais des artistes de renommée internationales enregistrent et se produisent également régulièrement à Portland.

Parmi lesquels : Pink Martini (rappelez-vous leur titre « je ne veux pas travailler » 😉), The Gossip avec son emblématique chanteuse de rock indépendant Beth Dito, Blind Pilot célèbre groupe d’Indie folk originaire de Portland, fondé en 2008, s’est depuis exporté depuis dans le monde entier et se produit en concert partout aux États-Unis et en Europe. The Decemberists ou The Dandy Warhols font également partis des artistes de la ville. Mais cette liste n’est absolument pas exhaustive.

Foncièrement liée à la musique, la ville organise des festivals tout au long de l’année, peu de chance que vous passiez donc à côté, voici la liste des principaux :

  • En janvier :

Chamber Music Northwest Winter Festival/ Portland Old-Time Music Gathering / Reel Music Festival /Chamber Blast

  • En février et avril :

Portland Jazz Festival / Soul’d Out Music Festival

  • En juin :

Chamber Music Northwest Summer Festival / Quiet Music Festival /Waterfront Blues Festival

  • En juillet :

Cathedral Park Jazz Fest / Harefest /Malt Ball /PDX Pop Now /Northwest String Summit

  • En août et septembre :

Pickathon Music Festival /Project Pabst /The William Byrd Festival /Montavilla Jazz Festival / Jim Pepper Native Arts Festival

LA CALIFORNIE

Descendons encore un peu pour rejoindre la Californie qui est sans doute le lieux principal des festivals et des salles de concerts mythiques. Les lieux de ces festivals sont à couper le souffle, des montagnes de la High Sierra au parc du Golden Gate de San Francisco, des splendeurs du pays viticole à celles du désert, et la diversité qu’ils proposent au niveau musique vous conviendra forcément. C’est également l’occasion de déguster vins et bières artisanales mais également culinaire avec les nombreux food trucks à disposition sur les événements.

Pour les plus célèbres, on retourne le Festival de Musique et des Arts de la vallée de Coachella (un hit !), Stagecoach (un must pour les fans de Country), Desert Daze, le « Coachella des vieux », mais la côte Californienne est longue et les festivals multiples…

Si vous ne trouvez pas votre bonheur, vous pouvez toujours regarder les programmations des différentes salles de concerts.

A Los Angeles, elles sont multiples et on y trouve entre autres :

Walt Disney Concert Hall : Un emblème de Los Angeles depuis 2003. Conçu par l’architecte Frank Gehry, avec une acoustique de Yasuhisa Toyota, il peut recevoir plus de 2200 spectateurs !

Hollywood Bowl : Il existe peu d’expérience plus caractéristique de Los Angeles que de passer une soirée d’été sous les étoiles à participer à un concert au Hollywood Bowl. L’amphithéâtre est l’une des salles les plus célèbres du monde !

The Greek Theatre : Situé dans un emplacement pittoresque entouré des arbres du Griffith Park, The Greek Theatre est une salle mondialement connue avec une capacité de 5900 spectateurs !

Et San Francisco n’est pas en reste :

Bing Concert Hall : Fruit de l’association de 2 grands noms de l’architecture et de l’acoustique, cet extraordinaire ovale créé spécialement pour l’université de Stanford a un design s’inspirant de la vigne. À l’intérieur, 842 places y sont aménagées en terrasses.

Louise M. Davies Symphony Hall : Avec son look ultramoderne et sa façade vitrée, difficile de croire que cette formidable salle de spectacles a ouvert ses portes en 1980. L’idée fut de construire un bâtiment à l’intérieur d’un autre. Ainsi le bâtiment original sert-il d’enveloppe protectrice, et ne laisse passer aucun bruit ni aucune vibration de la ville.

Et si vous n’avez pas le temps ou n’en avait pas encore assez, passez par le Grammy Museum, à côté du lieu de la cérémonie, une bonne visite pour tout fan de musique ! Enfin, faites un tour au Whiskey A Go Go, ce bar a accueilli dans les années 60-70 Led zepplin et les Doors, et aujourd’hui encore les groupes se produisent sur leur scène. Sans compter que cette portion du Sunset Strip mène au Hollywood Bowl….

Sans oublier de passer par Bakersfield, la Mecque pour les amateurs de musique Country. Le « Bakersfield sound » est d’ailleurs un genre de musique country qui s’est développé dans le milieu des années 1950 en réaction contre le « Nashville sound », qui devenait populaire vers la fin des années 1950. Au début des années 60, Merle Haggard et « Buck Owens and the Buckaroos » ont popularisé le Bakersfield sound auprès des amateurs de musique country traditionnelle, influençant définitivement ce genre musical. Si vous voulez écouter cette variante, prenez vos places au Buck Owens’ Crystal Palace

HAWAÏ

Allez, on vous emmène encore plus à l’Ouest dans la magnifique île d’Hawaï. Il ne faut pas oublier ce courant de la musique américaine. Si à l’origine elle se caractérisait par des chants religieux ancestraux et des hymnes. La musique Hawaïenne se brandit aujourd’hui comme une identité propre pour ces îles.

Le chanteur le plus connu est Israel “Iz” Kaanaoi Kamakawiwoole, si son nom est imprononçable pour nous, vous vous souvenez sans doute de son tube « Over the Rainbow » sorti en 1989. Artiste engagé, il a fait renaître à Hawaï un mouvement culturel prônant l’héritage polynésien de l’archipel et contribuant à démocratiser le ukulélé et à faire connaître la musique hawaïenne au-delà des frontières.

Petit le saviez-vous supplémentaire : le Ukulélé est en fait d’origine Portugaise ! Cette petite guitare est arrivée à Hawaï est au XIX° siècle avec les migrants de Madère venus travailler dans les plantations de canne à sucre. D’ailleurs, la musique Hawaïenne a évolué au contact de ces nouveaux arrivants (à partir de 1800), principalement des missionnaires et des travailleurs agricoles venus d’Asie, d’Europe et d’Amérique du Sud, important avec eux violons, guitare ou flûte… Le Ukulélé a très vite trouvé sa place dans le paysage musical d’Hawaï, ses sonorités aiguës et ses rythmes étant sans doute à l’origine de son nom : « uku » (puce), « lele » (sauteuse).

Plusieurs festivals mettent en avant cette culture :

Le « Ukulélé Festival » a lieu au Kapiolani Park Bandstand à Waikiki en juillet,

– Slack Key Guitar & Ukulele Concert “In The Real, Old Style” (Kauaï)

– Aloha Friday on the Porch-Ukulele (Île d’Hawaï, à Volcano)

– Hawaiian Music Series Concerts : le dernier jeudi de chaque mois, devant le Baldwin Home Museum (Maui, à Lahaina)

Sans compter les nombreux bar et hall d’hôtel où vous pourrez écouter cette musique traditionnelle.

Chaque île de l’archipel vous permettra de la découvrir et de l’apprécier !

Forts d’influences locales et des vagues d’immigration successives qu’ils connurent, les États- Unis ont toujours été des pionniers en matière de musique. Alors on vous propose un petit retour sur les grands courants, mais aussi et surtout sur les lieux qui permirent ces évolutions. États par états, et de villes en villes, l’occasion de partir sur les pas des Grands de la Musique et de vos Idoles. Cette semaine, nous explorerons le Nord- est des États-Unis, à travers le Minnesota, le Michigan, l’Ohio, le Missouri pour terminer par Philadelphie ! C’est parti !

LE MINNESOTA

Souvent peu connu dans nos contrées, le Minnesota notamment avec la ville de Minneapolis, est pourtant une place importante pour la création musicale américaine. C’est d’ailleurs la deuxième ville des États-Unis en nombre de siège de spectacle après New York ! D’abord place forte du Jazz et du swing pendant la Prohibition (surtout à St Paul, aujourd’hui dans la banlieue de Minneapolis), la ville est aujourd’hui connue pour ses deux mastodontes qui ont permis de mettre en avant la ville : Bob Dylan et Prince.

Bob Dylan, est né à Duluth (à environ 160 miles au nord de Minneapolis), le 24 mai 1941. Aujourd’hui, un parcours de 2 miles aligne les sites reliant la ville au musicien. Il passera ensuite son enfance dans la ville d’Hibbing (80 miles au nord-ouest de Duluth), au cœur des mines de fer de la Mesabi Range et y restera jusqu’en 1959, année de son départ pour l’université de Minneapolis. Ces trois villes ont profondément marqué son œuvre. Si vous passez par Hibbing, vous pourrez parcourir les nombreuses adresses qui font références à Bob Dylan : sa maison natale, la public Library (qui abrite une exposition permanente), son High School…. Chaque fin du mois de Mai, la ville célèbre la Bob Dylan Week. Et Duluth fait de même avec la Dylan Fest : une semaine de spectacles, expositions et animations au tour de Bob Dylan. De nombreuses autres adresses sur Minneapolis ont marqués la jeunesse de Bob Dylan avant qu’il ne débarque en janvier 1961 à New York, lançant sa légende. « The Girl from the North Country » sans doute autobiographique (un duo célèbre avec Johnny Cash dans l’album « Nashville Skyline »), « Desolation Row », « Walls of Red Wing », « North Country Blues » ou « Something There Is About You », sont d’autres illustrations de l’importance de son État natal dans son cœur.

Prince est sans doute une des plus grande figure la ville. Surnommé le « Kid de Minneapolis », il a toujours souhaité assurer sa carrière musicale, dans sa ville natale lui offrant une promotion planétaire.  Aujourd’hui, un tour est proposé pour rejoindre les différents lieux chers au « nain pourpre », nommé « Prince for a day », vous découvrirez sa maison natale, ses écoles, les clubs et salles où il s’est produit, mais aussi les lieux de tournage de son célèbre film « Purple rain ». Rejoignez ensuite Paisley Park, sa demeure et studio d’enregistrement, située dans la banlieue de Chanhassen (30 min à l’ouest de Minneapolis). Aujourd’hui ouverte au public, retrouvez la célèbre moto du film, des costumes et des instruments du Kid entre autres. Revenez ensuite sur Bloomington pour profiter du Mall Of America (un des plus grands centres commerciaux des USA), pour prendre un verre au Hard Rock Cafe et admirer son costume de scène orange estampillé « Minneapolis » porté lors de sa tournée « Sign o’ the Times » de 1987.

Dans tous les cas, faites un tour au Minnesota History Center, qui conscient de l’importance de ces deux stars pour la promotion de l’État, expose sur les deux chanteurs et vous propose d’écouter leur musique.

Beaucoup d’autres artistes sont originaires de l’État : Judy Garland (originaire de Grand Rapids qui célèbre la star chaque année en juin avec le Wizard of Oz festival), The Andrews Sisters, symboles des années de guerre, ou encore Bobby Vee, Leon Kottke, Koerner, Ray & Glover ou bien plus récent le groupe Atmosphere.

LE MICHIGAN

Si l’état a vu défiler bon nombre de Bluesmen dans ses clubs (voir notre article sur la Route du Blues ici), Détroit remporte le titre de capitale musicale de l’Etat.

Surnommée Motor City en raison de son industrie automobile omniprésente, elle sera chantée par Albert King, Johnny Cash, Paul Simon ou Bruce Springsteen en raison de son destin industriel et ouvrier. Elle fut aussi un des grands lieux du Blues attirant les travailleurs pauvres du Sud dans ses nombreuses usines et toutes les grandes chanteuses de l’entre-deux guerres passeront par Détroit (Mamie Smith, Ma Rainey ou Bessie Smith).  Elle est aussi le siège du studio mythique Motown, label noir des sixties qui vit passer entre ses murs, Diana Roos, Stevie Wonder, les Supremes, les Temptations, les Commodores, les Four Tops, les Miracles ou encore Marvin Gaye, sans oublier les Jackon Five avec le tout jeune Mickael Jackson. Aujourd’hui, le studio surnommé Hitsville est un musée dans lequel on peut visiter le studio et partir la rencontre de ces Géants de la Soul et du Blues.

Créant les courants, elle deviendra dans les années 60, la capitale d’un rock dur annonçant le Hard Rock, le métal ou le hardcore punk, collant aux conflits de son époque, sociaux ou raciaux.  Suivront l’émergence de la Techno et du Rap, symbolisé par le rappeur et acteur Eminem qui lui consacrera son film semi-biopic « 8 Mile » (habitant sur 8 Mile Road au début de sa carrière).

Aujourd’hui encore, Détroit accueille chaque année au mois de Septembre le plus grand festival de Jazz gratuit au monde et le Detroit Electronic Music Festival en mai qui reste une locomotive et une vitrine pour la ville.

L’OHIO

La ville de Cleveland, fut une grande ville de jazz avec des figures telles que le trompettiste Freddie Webster, le saxophoniste Albert Ayler ou Art Tatum. Dans le domaine du Rock on retrouve Roy Rogers, The Black Keys ou encore Dean Martin. La cité a également vu naître Screamin’ Jay Hawkins et son ultra célèbre « I put a spell on you », Tracy Chapman ou le fantasque Marilyn Manson.

Et c’est dans cette ville qu’Alan Freed est supposé avoir inventé le terme rock and roll, des financiers locaux ont alors fondé le Rock & Roll Hall of Fame. Un musée mais également une institution qui conserve et archive les moments les plus significatifs des plus grands artistes de rock, qu’ils soient chanteurs, musiciens, producteurs, ou toute autre personne ayant eu une influence de façon notable sur l’industrie du rock. Films, objets, souvenirs décortiquent les variantes du genre sans oublier les stars universelles ou méconnues.

Petite info, on trouve également en ville, le National Cleveland-Style Polka Hall of Fame !

LE MISSOURI

État des grandes plaines ayant vu passé les pionniers, les cow-boys et les ouvriers des chemins de fer, inspirant les artistes de la musique country. Les villes de Saint-Louis et Kansas City sont toutes deux de grands foyers de la musique américaine : tour à tour foyer du Jazz et du Blues, célébrées aujourd’hui par de grands musées.

En pleine Prohibition, la vente d’alcool reste libre dans la ville de Kansas City ! Des centaines de bars, cabarets et autres établissements de plaisir ouvrent en embauchant les jazzmen noirs venus de tout le pays se confronter aux formations locales. Un style naît, endiablé, ultra rythmé et bondissant, fait pour danser, vite surnommé le « Swing ».

The American Jazz Museum est un musée affilié au Smithsonian de Washington. Il raconte l’histoire du jazz américain à travers ses grands artistes tels que Charlie Parker, Duke Ellington, Louis Armstrong et beaucoup d’autres. Parmi quantités d’objets et reliques, se distingue un saxophone ayant appartenu à Charlie Parker. Sur place The Blue Room est un vrai jazz club, et en face le Gem Theatre est une des grandes salles de jazz de la ville.

KC (prononcer quai scie…) est aussi un vivier de festival tout au long de l’année : Mardi Gras Kansas City (février) / Middle of the Map Fest (avril) / Rock Fest (mai) / Jazzoo (juin) Nombreux concerts de jazz ou rock, pop… au zoo / SoJo Summerfest, ex Jazz in the Woods (juin) / Rhythm ‘N Balloons (août) / Dancefestopia (septembre) / Kansas City’s 18th and Vine Jazz and Blues Festival (septembre) / Missouri Town 1855 Festival of Arts, Crafts and Music (octobre)

La ville de Saint Louis fut elle aussi un foyer très important pour le Blues et le Jazz, étape incontournable entre Memphis et Chicago, sur la route des bluesmen. Saint-Louis vit passer tous les grands musiciens notamment le quartier de Gaslight Square dans les années 1950-1960 fréquenté par les jazzmen. Miles Davis y enregistra « Miles Davis Quintet at Peacock Alley ». Sont nés aussi à St Louis, une certaine Josephine Baker, et Joseph Henry « T Bone » Burnett III qui débuta sa carrière comme guitariste de Bob Dylan avant une prolifique carrière d’auteur – compositeur – arrangeur – producteur couvert de récompenses.

Partez à la découverte du National Blues Museum, reconnaissant sa place dans l’histoire de cette musique venue du Mississippi. Et faites un arrêt au Blueberry Hill, un restaurant et club sur le Delmar Loop. Son ancien propriétaire jusqu’à la fin 2014 n’était autre de Chuck Berry qui montait sur scène chaque 3ème mercredi du mois. Et surtout ne ratez pas le quartier de Soulard, le plus vieux quartier de la ville d’origine française et tout en briques sur le bord du fleuve. En plus d’être le quartier des distilleries et des brasseries, vous y trouverez une vingtaine d’adresses musicales.

PHILADELPHIE

Ville principale de l’Est, Philadelphie a su nourrir sa scène musicale de ces différentes vagues d’immigration. Du jazz au hip hop, Philadelphie est devenue une référence, ayant su traverser les époques et s’adapter aux différents genres. Référence en matière de Jazz, avec la grande Nina Simone ou John Coltrane. Référence dans la musique soul dont elle devient le fief par ces multiples origines : on parle de « Philly Sound » ou the « Sound of Philadelphia ». Ou encore précurseur de la musique disco grâce au label Philadelphia International Records, qui a concurrencé en son temps la Motown. La ville est aujourd’hui un incontournable de la scène Hip-Hop avec le groupe The Roots, puisant son inspiration dans le jazz, la soul ou le funk.

Parmi les nom célèbres de Philly, on retrouve tous les courants :

  • Jazz – Bille Holiday, la légende du jazz, est née et a grandi à Philadelphie. Tout au long de sa carrière et vers la fin de sa vie, elle n’a cessé de revenir dans sa ville natale. Pour le 100e anniversaire de sa naissance en 2015, Philadelphie lui a dédié une plaque sur le Philadelphia Music Walk of Fame.
  • Jazz – John Coltrane, le célèbre saxophoniste, a passé une grande partie de sa vie et de sa carrière à Philadelphie. Sa maison a été classée monument historique et est actuellement en rénovation avec le projet de la transformer en salle de concert de jazz.
  • Soul – Teddy Pendergrass, le chanteur de soul, a commencé sa carrière en chantant du gospel dans les églises de Philadelphie et y a poursuivi sa carrière.
  • Hip-hop – The Roots, le légendaire groupe de hip-hop américain, est originaire de Philadelphie. Groupe attitré du plateau de l’émission tv The Tonight Show de Jimmy Fallon, ils sont aussi à l’origine de la sélection d’artistes du festival annuel se tenant à Philadelphie, The Roots Picnic.
  • Rap – Meek Mill est un des artistes les plus influents de la planète rap depuis ses débuts en 2010. Compagnon de Nicki Minaj, il a collaboré avec elle et différents autres grands noms du genre tel que Drake.
  • Punk – Beach Slang, groupe représentatif du « Philly Punk ». Ses 4 membres sont originaires de Philadelphie et se sont imposés sur la nouvelle scène musicale de la ville.

Pour découvrir tout ce que la ville a à vous offrir musicalement, ne manquez pas le Philadelphia Music Alliance Walk of Fame : plus de 100 plaques ponctuent les trottoirs de Broad Street et rendent hommage aux musiciens célèbres de la ville et sa région. Le Kimmel Center & The Academy of Music :  vous propose un tour gratuit d’une heure pour visiter les plus anciens lieux liés à la musique du pays.

N’hésitez pas à nous demander une création sur-mesure pour découvrir tous ces endroits : https://www.american-motors-travel.com/voyage_sur_mesure.php

Rendez-vous la semaine prochaine pour la partie consacrée à la côte pacifique

Et bien sûr retrouvez la totalité de nos circuits et events sur le notre site : https://www.american-motors-travel.com/

La Route 61, la route des Bluesmen

Éclipsée par la Mother Road (la 66), la Route 61 reste une des routes mythiques des USA à faire au moins une fois dans sa vie… Elle fut la route des bluesmen qui, en quête d’une vie meilleure migrèrent vers les industries du Nord.

Le Blues est né dans le delta du Mississipi, dans les innombrables champs de coton qui parsemaient le Sud. Les esclaves noirs, arrachés à leurs terres africaines et amenés dans le delta insalubre pour exploiter les terres, n’avaient pas le droit de se réunir, sauf le dimanche où, jour du seigneur oblige, ils avaient l’obligation d’assister à la messe. C’est là que naîtra le Gospel.

Inspiré du Gospel et des chants religieux américain, on retrouve dans le blues un mélange d’origine africaine, de chants évangélistes (les calls & response – appels et réponses souvent utilisés dans les chants gospels, une phrase appelant une réponse, un amen ou un alléluia) mais aussi de chants folkloriques irlandais, immigrants bon marché venus grossir les rangs des travailleurs pauvres du sud.

A l’abolition de l’esclavage, les esclaves maintenant libres, sont restés dans le Sud, dans les plantations, n’ayant d’autres choix qui s’offraient à eux. Même si l’esclavage était aboli, la ségrégation restait prenante, et n’étaient pas autorisés à travailler où ils le souhaitaient. Ils restèrent donc dans les plantations, travaillant pour une misère pour le compte de leurs anciens maîtres.

La ségrégation étant très prenante dans les états du Sud, les travailleurs n’avaient d’autres choix que la révolte (réprimée très durement) ou l’exil vers le Nord. C’est ainsi qu’au milieu des années 20, le blues arriva à Memphis. Memphis était le berceau de la musique Country, mais aussi le lieu où on trouvait tous les studios d’enregistrement du Sud. C’est ainsi que les premiers disques furent pressés. Le développement du Blues y fut très rapide, à tel point qu’un quartier lui fut même dédié et il s’actionne encore aujourd’hui autour de Beale Street.

On assistera aussi à ce moment-là au développement du Rythm’Blues, mélange du Blues et de la Soul remontée elle aussi du Delta du Mississipi. Viendra ensuite l’essor du Rock’nd Roll dans la même ville, avec notamment Elvis Presley.

Finalement, aucune date exacte ne ressort pour la naissance de la musique blues. Elle se transmettait apparemment de tradition orale dans les plantations. W.C.Handy, serait le premier à mettre en partition cette musique si particulière au début des années 1900. Fils d’un pasteur évangéliste, il découvrit apparemment le blues en attendant le train dans le delta du Mississipi où il fut réveillé par un  » vieux Nègre barbu qui jouait sur sa guitare avec un couteau » donnant ce son si particulier au Blues.

Dans les années 30, le Blues remonte progressivement jusqu’à St Louis, qui est un véritable carrefour de migration, soit Nord/ Sud pour les travailleurs pauvres ou bien vers la conquête de l’Ouest avec la Route 66. Le Blues intégrera à ce moment-là de nouvelles techniques comme le Flatpicking (fait de porter un médiator) venu de Caroline du Nord et se rapprochant du son du banjo.

Le Blues parle de Dieu mais aussi du Diable, ainsi la légende raconte que R. Johnson, travailleur noir des champs de coton, aurait passer un pacte avec le diable (vers 1930-1932) pour savoir jouer de cette musique comme personne. La légende perdure puisqu’aujourd’hui à Clarksdale, vous pouvez voir le monument aux 3 guitares érigé au carrefour où aurait été passé le pacte. Il mourra finalement à 27 ans en 1938, sans avoir eu le temps de connaître la gloire. Mais en 2003, le magasine Rolling Stones, l’a élu cinquième meilleur guitariste de tous les temps.

Le Blues arrive enfin à Chicago à la fin des années 30. La ville attire par le travail ouvrier en abondance, c’est une terre promise pour de nombreux travailleurs et la ville connaîtra une grosse immigration dans ces années post-dépression. Beaucoup de musiciens jouent dans les bars de la prohibition, pour oublier leur dur labeur mais qui permet de distraire les bien-pensants dans la capitale du crime.

On trouvera autour de Lawrence Street, un bon nombre de tripots qui se développent, avec notamment le Green Mills (bar de jazz et blues dans lequel on peut toujours y voir des show-case).

Le Blues devient alors une des principales attractions de la Ville. Il se développe et change avec les guitares électriques. Elles permettent d’amplifier le son et le Blues devient un Blues urbain. (Allez d’ailleurs voir la collection de guitare du Buddy Guy Club, tout en assistant à un concert).

Au final, le blues sera la base de nombreux courants : le rythm ‘and blues, le rock, mais aussi dans une certaine mesure le slam ou le hip-hop.

Alors, prêt à rouler dans les pas des bluesmen du sud remontant vers la liberté ? découvrez notre programme sur notre site :

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