La crise économique de 1848 en France, marque la fin du règne de Louis-Philippe. Le gouvernement et Louis Napoléon Bonaparte mettent en place une loterie pour gagner un lingot d’or et partir vivre en Californie. Ce qui paraissait une aubaine pour de nombreux pauvres gens, se soldera par un scandale politico-financier. En effet, les « gagnants » de cette loterie, se sont en fait avéré être des imposants au nouveau régime. Pourtant, ce ne sont pas moins de 30 000 français (pour la plupart des hommes) qui feront la traversée pour tenter leur chance. Les départs se faisaient du Havre pour arriver à New-York, certains passaient par le Cap Horn pour arriver directement en Californie, ce qui leur faisait un voyage de plus de 6 mois.

Le voyage continuait ensuite en convois de chevaux depuis la ville d’Indépendance, et pas moins de 3500 km les séparaient de la fortune. Ce qui représentait encore 4 ou 5 mois de voyage au travers des grandes plaines, lieux de tous les dangers : il fallait éviter les indiens, les animaux sauvages, mais aussi la faim et la soif si on n’avait pas prévu assez de provisions. Les convois étaient composés pour la plupart d’une centaine de chariots mais pas tous équipés de la même façon, parfois, certains poussaient une simple brouette.

Depuis 1843, de grandes migrations pour trouver de nouvelles terres ont façonnées le pays, ce fut d’abord le Texas et l’Oregon, puis en 1848, ce fut la Californie, qui fut cédée par le Mexique pour agrandir les territoires américains.

La ruée vers l’or des Pike Peak suivi d’une dizaine d’années celle de la ruée vers la Californie et s’étendra de 1858 à 1861, à la création de l’état du Colorado. Si elle a finalement durée peu de temps, elle fut l’une des plus importante, avec pas moins de 100 000 chercheurs venus trouver fortune. Un slogan exprimait cette ruée Pike’s Peak or Bust! (« Le pic Pike ou Fais faillite ! »), en référence à la montagne Pikes Peak (pic Pikes) et à ses richesses qui attirèrent de nombreux prospecteurs vers l’ouest.

Celle -ci connu un grand engouement : la ruée vers la Californie commençait à s’essouffler et nombreux étaient ceux encore en quête de fortune. Et les rumeurs allaient bon train, rapidement de nombreux américains repartir vers l’est pour prospecter les abords de la rivière South Platte, qui était réputée charrier de l’or. Cette fameuse ruée fut à l’origine de nombreuses villes de l’ouest américain, comme celle de Denver ou Boulder. Mais même si les filons d’or furent plutôt bons, peu de chercheurs firent vraiment fortune, jouant rapidement ce qu’ils gagnaient et ce sont finalement les commerçants qui furent les grands gagnants de cette ruée. Toutefois, une fois les mines en voie d’épuisement les chercheurs firent leurs bagages et les commerçants les suivirent, ce qui laissa de nombreuses villes fantômes qui jalonnent encore les vallées aujourd’hui.

A l’or, suivi celle de l’argent, mais elle fut beaucoup moins importante, permettant toutefois à certaines villes minières de survivre jusqu’à aujourd’hui, Breckenbridge en est un bon exemple.

A savoir, cette ruée qui fut une sans doute une bonne chose pour de nombreux américains sonna le glas des tribus indiennes. En effet, l’attrait de l’or dans cette région entraîna la violation de plusieurs traités passé entre les indiens et la nation américaines. Celle-ci sera en fait l’origine de la bataille de Little Bog Horn qui mena à l’enfermement dans les réserves des derniers indiens libres, mais ceci est une autre histoire ….

Plusieurs de nos circuits vous emmène sur la route de cette étape importante de l’histoire américaine, et surtout à travers des paysages plus époustouflants les uns que les autres :

Notre Rocky Mountain Tour bien sûr, qui vous emmène à Denver et Glenwood Springs qui sont des vestiges de cette ère :

https://www.american-motors-travel.com/voyage-a-moto/etats-unis/rocky-mountain-tours-249

Le Far West Tours également :

https://www.american-motors-travel.com/voyage-a-moto/etats-unis/far-west-tours-43

Mais c’est bien sûr notre Colorado Tours qui vous mènera sur les traces de ces miniers en quête d’une vie meilleure :

https://www.american-motors-travel.com/voyage-a-moto/etats-unis/colorado-tours-45

L’histoire de l’alcool est foncièrement liée à l’histoire des États-Unis. Des pères pèlerins, dont les cales des bateaux étaient remplies de tonneaux de bière, aux saloons de la conquête de l’ouest, On estime qu’il y avait un saloon pour 300 habitants au début du XX° siècle et en 1830, le citoyen américain de plus de 15 ans boit en moyenne 80 bouteilles de whisky par an ! Le problème étant que l’on est passé d’une consommation de bière et de vin à une consommation d’alcool fort, avec pour conséquence, des excès alcoolisés qui choquent les puritains.

La prohibition résultera d’une campagne de nombreuses années menée par des pasteurs et de nombreux groupes de femmes qui associent l’alcool et les violences conjugales. Les premiers mouvements, datent du milieu du XIX° siècle et la première loi anti-alcool date de 1840 dans le Maine ! mais la Guerre de Sécession y mettra fin, le gouvernement fournissant à chaque soldat dans une premier temps de la bière puis du whisky pour tenir le coup sur le front. Les mouvements émergeront de nouveau grâce à une femme Frances Willard qui créera union chrétienne des femmes pour la tempérance en 1874, le relais sera repris par les hommes en 1893 et l’avocat Wayne Wheeler créera l’Anti- Saloon League.

Ces lobbyistes, réussiront à faire de la prohibition le 18° amendement de la constitution des états unis en 1919 et il sera ratifié le 17/01/1920. A partir de ce moment-là, il est interdit de fabriquer, transporter, importer ou exporter toute boisson contenant de l’alcool (à plus de 0.5%). Le but de cette loi était surtout de limiter les ravages de l’alcoolisme que ce soit sur le plan médical ou sur le plan social. Mais dans la pratique, la consommation n’est pas interdite, la fabrication pour sa consommation personnelle non plus et les clubs privés gardent le droit de vendre les bouteilles déjà stockées (ainsi le Yales Club de New York engrangera des bouteilles pour tenir 14 ans !)

Au départ, de bonnes choses découlent de cette loi : on dénombre moins de morts liées à l’alcool et moins de conduite en état d’ivresse. Les vignerons plantent des pruniers pour remplacer les vignes, et les grandes distilleries se mettent à fabriquer des sodas, mettant leur production sous clés. A New York, où le lien avec l’alcool est très fort (dû à la grande immigration écossaise et irlandaise), les bars et les clubs ferment mais très vite, de nombreuses personnes brave la loi, la trouvant absurde et jugeant que le gouvernement n’a pas dicter leur conduite. Ce qui entraînera l’ouverture de nombreux speakeasies (bars clandestins) et à l’aménagement des caves et passages souterrains. Mais aussi à la corruption de la police et la création de gangs qui se disputent la suprématie du trafic d’alcool. Créant de véritable millionnaire :

Georges Remus, profitera des lois en vigueur pour amasser une fortune de plus de 40 millions de dollars. En effet, ce modeste pharmacien, a su jouer du système pour devenir l’un des plus grand bootlegger (trafiquant d’alcool), explications : si la vente d’alcool est interdite, le whisky prescrit à des fins médicinales reste autorisé… et oui, à l’époque beaucoup de choses ont des vertus thérapeutiques, et la prescription augmentent. A la tête d’une pharmacie, G. Remus, sent le filon et rachète plusieurs distilleries pour « fournir » ses pharmacies. Si sur le papier tout reste légal, la production de ses distilleries, ne sert bien sûr pas qu’à cela et il devient le plus grand pourvoyeur d’alcool de la région de Cincinnati, transportant de l’alcool dans tout le pays. Il réussit plutôt bien son trafic et ne fera que 2 ans de prison en 1925 pour contrebande d’alcool. Et il mourra en 1952 dans un relatif anonymat. Relatif, s’il n’avait été l’inspiration de Gatsby le magnifique, le chef de d’œuvre de F. Scott Fitzgerald.

D’autre marqueront l’histoire comme Al Capone (appelé aussi Scarface, à cause d’une cicatrice qui lui barre le visage). Fils d’immigré italien, né en 1899 à Brooklyn, il rentrera à 20 ans dans un premier gang en tant que videur de bar. Il gagnera Chicago en 1920, pour rejoindre un autre gang et y gravit les échelons pour devenir premier lieutenant. Et pour finir chef de gang italien. Il règne alors sur des bars clandestins, des maisons closes, jeux truqués et quelques commerces légaux pour faire bonne figure et blanchir l ‘argent. Mais aussi sur le racket, l’intimidation et la corruption. Il protège son image en aidant les plus pauvres, accédant à une image de Robin des bois chic et moderne. Mais le massacre de la Saint Valentin en 1929, il décide de faire fusiller ses derniers rivaux et perd son image de bon samaritain dans l’opinion publique. C’est là qu’apparaît Eliott Ness et sa bande des incorruptibles qui s’acharneront à faire tomber le caïd. Même si on connaît ses crimes, si on ferme ses différents repaires, on n’arrive pas vraiment à le faire tomber. Ce sera finalement le fisc qui l’arrêtera pour fraude fiscale. Atteint de syphilis, il est libéré sous conditions en 1939. Il ne mourra qu’en 1947, d’un arrêt cardiaque.

Si on se focalise souvent sur Al Capone, qui donna l’image du gangster des années 20, bien habillé, chic, un peu dandy, une mitraillette à la main. La guerre pour le trafic d’alcool fut sans merci, et entraîné beaucoup de morts. De plus, si Chicago, fut une grande plaque tournante de ce trafic (les états voisins n’ont pas mis en place la prohibition et le whisky canadien arrivait par bateau entier depuis le Canada par le lac Michigan), le trafic est étendu à tout le pays, passant par les Bermudes, les Bahamas ou encore le Belize mais aussi St Pierre et Miquelon pour le trafic venant de France (l’île ne retrouvera d’ailleurs jamais une telle prospérité.). On trouve même des croisières alcoolisées, appelé Booze Cruise, littéralement les croisières de la gnôle, qui emmène les passagers dans les eaux territoriales ou à Cuba.

Finalement, peu de moyen ont été mis en place pour faire appliquer la prohibition : peu d’agent, la plupart sont corrompus et peu de moyens financiers pour ceux qui restent intègres. Et la prohibition fera finalement plus de morts que les chiffres précédant la promulgation de la loi. En effet, les gens qui buvaient, boivent encore plus, d’autre s’y mettent en signe de rébellion et on observe une augmentation significative des cirrhoses du foie et des conséquences de l’alcool frelaté : cécité, paralysie, folie… Beaucoup de bootleggers étaient peu scrupuleux et coupaient l’alcool ou bien la remplaçait par du méthanol (alcool de bois), de l’alcool à brûler ou encore du diluant pour peinture.

Finalement, devant un tel désastre, Roosevelt décide d’abroger le 18°amendement, laissant le choix aux états de pratiquer la politique qu’ils souhaitent dans le domaine de l’alcool (ce qui fait que l’on trouve encore aujourd’hui des dry county ou states comme le Tennessee). Mais l’état fédérale percevra des taxes sur l’alcool vendues, ce qui renflouera les caisses suite à la crise économique de 1929. Quant aux gangsters, la drogue, la prostitution et les jeux vont largement compenser les revenus du trafic illégal de l’alcool.

Un des conséquences inattendues de la prohibition fut la création de cocktails dans les bars clandestins, pour cacher l’affreux goût des alcools frelatés, avec notamment l’apparition du Cuba Libre et du Whisky Coca ! autre conséquence, la disparition des micro-brasseries américaine, seules les plus grandes manufactures pouvant se relever de cette période sombres. Ce qui entraîna une perte savoir-faire et une mauvaise réputation de la bière américaine à travers le monde. Il faudra attendre les années 80 pour voir réapparaître ce savoir-faire et retrouver des bières typiquement américaines.

Il est peut-être temps de partir sur les traces de la prohibition et d’Al Capone en partant pour Chicago, vous ne croyez pas ?

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Cette ville est aussi le point de départ de nos programmes « Route 66 »:

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Et bien sûr retrouvez la totalité de nos circuits et events sur le notre site :

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La Virginie fut la première colonie anglaise fondatrice des USA, nommée ainsi le 14 Mai 1607 en l’honneur de la reine Elisabeth, la Reine Vierge. Elle est l’une des colonies qui joua le plus grand rôle dans la naissance des USA. On y retrouve la colonie de Jamestown (dans la baie de Chesapeake) qui fut la première colonie officielle anglaise reconnue en 1607. L’Etat fut l’un des premiers à abolir l’esclavage (Il faut dire qu’elle était aussi la première à participer au commerce triangulaire des esclaves). Ce fut l’un des états fondateurs dans la guerre d’Indépendance, et 5 de premiers présidents des Etats unis seront originaires de Virginie. Elle proclama (en 1776) la « Virginia Déclaration of Rights » qui eut une grande influence sur la rédaction de la Déclaration d’Indépendance (1776) et sur la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen » (1791). Elle fut le 10e Etat à entrer dans l’Union, en 1788. Etat Sécessionniste, elle fut le lieu de nombreuses batailles et en garda de nombreux stigmates.

Visiter la Virginie c’est marcher dans les traces de l’histoire, s’étirant du littoral atlantique, à l’est, aux Appalaches, à l’ouest, l’Etat rejoint par sa pointe nord Washington DC. D’ailleurs, une partie de la banlieue de la capitale fédérale est située en Virginie, comme par exemple Arlington ou Alexandria, dont nous avons parlé dans le précédent article sur Washington ( https://blog.american-motors-travel.com/2020/05/ ). A quelques miles au Sud, vous pourrez trouver le site de Mount Vernon qui fut la demeure familiale de George Washington, le premier président des Etats-Unis (mais si vous savez, celui qui est sur le billet de 1$). Vous pourrez faire le tour de la plantation et voir les tombes du grand homme et de sa femme, une visite à ne pas manquer.

Si vous suivez le Potomac, vous arriverez à la ville de Fredericksburg, qui eut une importance stratégique considérable pendant la Guerre de Sécession, en raison de sa situation entre Washington et Richmond, les deux capitales ennemies. En décembre 1862, pendant la bataille de Fredericksburg , la ville fut bombardée et vit la défaite des armées de l’Union. Le lieu de la bataille se visite encore aujourd’hui.

Plus au Sud, vous trouverez Richmond qui est la capitale de la Virginie depuis 1782. Site historique, en même temps très dynamique, vous découvrirez au fur et à mesure de vos déambulations de nombreux street art sur l’histoire de la région, vous plongeant peu à peu dans le passé. Promenez-vous le long des 10 kilomètres du Liberty Trail et visitez 15 sites historiques. Arrêtez-vous devant St. John’s, la plus ancienne église de la ville, au milieu des demeures de style fédéral. D’ailleurs, le Musée des Confédérés et la White House of the Confederacy, une belle demeure « antebellum » qui fut le quartier général du futur président Jefferson Davis, mettent en lumière le point de vue Sudiste de la Guerre de Sécession. Vous pourrez également emprunter le sentier Richmond Slave Trail, qui retrace l’histoire de la traite des esclaves africains. En bordure de la James river, dans les bâtiments industriels en ruine, conservés sous le nom d’American Civil War Center, a été installé, faites-y un tour avant de rejoindre Williamsburg.

La ville de Williamsburg est la première cité coloniale à rompre ses attaches avec l’Angleterre. Aujourd’hui l’ancienne capitale restaurée, recrée de façon authentique l’atmosphère d’une colonie américaine. Vous découvrirez l’historique Capitole, le palais de Justice, le palais du Gouverneur, la prison, la Raleigh Tavern et d’autres bâtiments, boutiques, échoppes ou maisons individuelles. Faites ensuite un détour par Jamestown, à 13 km au sud, sur le site de la première colonie anglaise. A proximité, le Fort James, reconstruit, et les répliques grandeur nature de trois navires qui devancèrent le Mayflower de 13 ans.

Partez maintenant vers l’est pour rejoindre Charlottesville, les charmantes rues piétonnes de son centre-ville et son université prestigieuse (par laquelle passa notamment Edgar Allan Poe, William Faulkner, ou encore Truman Capote). C’est surtout l’occasion de passer voir Monticello la luxueuse plantation de Thomas Jefferson. Mais aussi l’occasion de visiter les vignobles qui furent importés de France à la fin du XVIII° siècle (rappelons que Lafayette a joué un grand rôle dans l’histoire de l’état et a fortement développé les échanges avec la France).

Si la Virginie est foncièrement historique, elle n’en est pas moins un état naturel. Profitez de sa façade atlantique, dans la baie de Chesapeake, vous serez entouré de forêt, de mangrove et pourrez même observer les dauphins visibles de la côte (Observez également le Chesapeake Bridge, un pont tunnel de 30 km de long !).

En gardant le meilleur pour la fin et si vous préférez la montagne, rendez-vous au Shenandoah National Park, et pour nos amis motards, régalez- vous avec la Skyline drive, qui vous fait surplomber les Blue Ridge Mountains sur près de 170 km. Attention toutefois, la nature est omniprésente et il n’est pas rare de croiser biche et chevreuils mais aussi des ours ! Ne manquez pas en remontant vers le nord les grottes de Luray, qui offrent un spectacle à couper le souffle. Découvertes en 1878 et connues pour leur « Great Stalagpipe Organ » , instrument de la famille des xylophones, qui produit des sons en frappant les stalactites.

Et ce n’est pas la seule route panoramique de cet état, allant vers le sud et le Tennessee, la Blue ridge Parkway vaut aussi le détour, mais ceci est une autre histoire ….

Alors, prêts à embarquer avec nous pour un tour d’histoire ? n’hésitez pas à nous demander une création sur-mesure pour découvrir ce bel état :

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Commençons par un peu d’histoire:

L’abolition de l’esclavage découle aux USA de la guerre de Sécession, et deviendra effective en 1865. Si ce n’était pas la préoccupation majeure de Lincoln au début de la guerre, les esclaves joueront un grand rôle durant le conflit permettant au états du nord de « récupérer » près de 4 millions de partisans et de prendre le pas sur les états du sud.

A la fin de la guerre, le premier droit acquis est l’abolition de l’esclavage bien sûr mais aussi la citoyenneté américaine. Pourtant dès 1880, les anciens propriétaires du Sud des USA (grands possesseurs d’esclaves) reprennent le pouvoir et mettent en place un système rigoureux de ségrégation et de privation du droit de vote avec notamment le black code, et imposant la séparation des races dans nombre de domaines de la vie quotidienne (bus, restaurants, écoles, etc…) et elle sera effective jusqu’au milieu des années 60.

Cette « bataille » pour les droits civiques s’étend en fait de 1954 jusqu’en 1968. La première grande victoire est enregistrée, sur le registre légal, par Cette « bataille » pour les droits civiques s’étend en fait de 1954 jusqu’en 1968. La première grande victoire est enregistrée, sur le registre légal, par l’arrêt de la Cour suprême de 1954 dans Brown v. Board of Education, déclarant anticonstitutionnelle la ségrégation raciale dans les écoles publiques.

En 1955, Rosa Parks qui sera la figure de la révolte, à Montgomery en Alabama (elle refusa de laisser sa place dans un bus à un blanc) et marquera le tournant des actions menées par la population noire pour l’acquisition de leurs droits. Cela entraînera pendant presque un an le boycott des bus de Montgomery pendant près d’un an. Un mouvement qui ira chercher le pasteur baptiste Martin Luther King comme porte-parole, une action payante, car le 13/11/1956, la cour suprême des États-Unis autorisera les passagers noirs à s’asseoir où ils veulent dans les bus, mais aussi supprime la ségrégation dans les hôpitaux et les restaurants. Cet acte ancre le mouvement pour les droits civiques dans les États du sud.

En 1957, il créera la SLC (Southern Christian Leadership Conference), qui lutte pour les droits civiques dans un esprit de non-violence chrétienne. Martin Luther King voyagera dans tous les états unis pour y prononcer de nouveaux discours (près de 200) et faire avancer la cause. D’autres combats contre la ségrégation vont suivre, le 24 janvier 1956, de jeunes étudiants noirs vont se voir refusé l’accès aux inscriptions dans une école de Little Rock en Arkansas. Cette mesure est illégale depuis l’arrêt Brown, mais le gouverneur de l’Arkansas mobilise la garde nationale et fait refouler les étudiants noirs. Le lendemain, sur l’injonction d’Eisenhower, c’est l’armée fédérale qui fera rentrer les étudiants sur le campus.

En 1960, eurent lieu les premiers sit-in à Greensboro (Caroline du Nord), des personnes noires prenaient place dans des endroits réservés au blanc de manière non violente pour protester contre la ségrégation. Cela deviendra bientôt une arme de masse. Et qui lancera le mouvement des Freedom Riders (groupe de jeunes noirs et blancs qui sont partis de Washington pour rejoindre les états du Sud et protester contre la ségrégation.) Ils ont décidé pour cela d’occuper les salles d’attente réservées aux blancs dans les villes et provoquer les politiques et le Klux Klux Klan. Ces sit-in commencent en 1961, et très rapidement entraîne des réactions très violentes de la part des racistes blancs et du Klux Klux Klan, avec notamment de forts affrontements à Birmingham, Montgomery, Atlanta…Cette campagne aura plusieurs effets importants : elle va rendre publique les violences des populations racistes du sud grâce notamment au développement de la télévision mais également obligera les politiques à se préoccuper du problème, Kennedy venant d’arriver au pouvoir. Le 28 Août 1963, une grande marche sur Washington pour les droits civiques, sera aussi l’occasion pour Martin Luther King de faire son discours « I have a dream » et sera le premier pas pour l’abolition de la ségrégation. Il deviendra d’ailleurs à la fin de l’année le plus jeune prix Nobel de la Paix et permettra le 2 juillet 1964, la signature du « Civil Rights Act » déclarant illégale la ségrégation (le rétablissement du droit de vote sera signé 1965 et les mariages mixtes eux ne seront possible qu’après 1967). Toutefois, le combat n’est pas terminé, le 07 mars 1965 la marche sur Selma vise à combattre les intimidations du gouverneur Wallace visant à empêcher les noirs de s’inscrire sur les listes électorales, sera stoppée par les forces de l’ordre faisant 60 blessés. Elle reprendra à la fin du mois pour mener à bien cette marche pour la liberté. Mais la fin du mois d’août 1965, de nombreuses émeutes raciales explosent dans les quartiers défavorisés, les jeunes des ghettos sans intégration économiques se tournent vers la violence et lance des mouvements plus radicaux. Le mouvement Black Panther Party (crée en 1966), fait de plus en plus d’adepte, notamment en 1968

Martin Luther King continuera la lutte lançant une nouvelle marche contre la pauvreté de la population noire, Il se joindra également à la lutte des éboueurs de Memphis, où il prononcera son dernier discours. Le 4 Avril 1968, il sera assassiné dans la chambre de son motel, le Lorraine. De nombreuses émeutes, suivront cet assassinat. Depuis 1986, le Martin Luther King’s day est un jour férié.

Aujourd’hui la lutte rend de nouvelles formes, avec le mouvement Black Lives Matters qui marquera sans doute également l’histoire.

Notre programme « Heart of Dixie », vous permet de retrouver tous ces lieux chargés d’histoire et d’en apprendre plus sur cette région de l’Alabama:

https://www.american-motors-travel.com/voyage-a-moto/etats-unis/heart-of-dixie-tours-237

Et dans notre programme « Route du blues », vous pourrez à Memphis, passer par le motel Lorraine:

https://www.american-motors-travel.com/voyage-a-moto/etats-unis/route-du-blues-tours-72